La Ligue de Justice a disparu, vaincue par un mystérieux Syndicat du Crime débarqué d'une autre dimension. Ce dernier revendique désormais le contrôle de la Terre et intime l'ordre aux super-vilains de se rassembler sous leur bannière. Le dernier espior d'un monde en déroute ? Lex Luthor !

Pas d'avis pour le moment.

La série Justice League des New 52 continue dans la collection DC d’Eaglemoss. Il s’agit d’un double album composé des tomes 90 et 91, et consacré à l’événement Forever Evil.

 

Pour se situer, ces deux albums font suite aux tomes 78 et 79 de la collection qui introduisaient l’arrivée de cette saga. Aux Etats-Unis, cela a donné naissance à une mini-série, Forever Evil, contenue et servant de base à ces deux tomes. Le principal instigateur de cette histoire est Geoff Johns, le scénariste attitré  de la série Justice League contemporaine aux New 52. La mini-série ne faisant que sept numéros, elle est complétée par d’autres chapitres issus des séries Justice League et Justice League of America. Sur celles-ci, Johns se fait aider parfois par le scénariste Sterling Gates.

Le Syndicat du Crime débarque sur Terre, tue la Justice League, ouvre toutes les prisons et demande aux méchants de prendre le monde. Voilà à peu près le résumé du premier chapitre qui lance l’histoire. La résistance va être menée assez étrangement par Lex Luthor, avec l’aide de quelques vilains. Le constat de départ est sympa, surtout que le Syndicat du Crime est une équipe qui a été créée en 1964, et donc qui a toute une histoire. Le problème, c’est que le combat entre la Justice League et le Syndicat n’est pas montré que le Syndicat a déjà gagné. Du coup, Johns se retrouve dans une position où il n’a plus grand-chose à raconter, sinon la fin de l’histoire.

 

Les chapitres tirés des séries Justice League et Justice League of America s’intéressent à certains protagonistes de Forever Evil et les développent, notamment les membres du Syndicat. Ils ne font donc pas vraiment avancer l’histoire, et ralentissent par là-même le rythme, déjà un peu mou. Le second album, le tome 91, est un peu mieux fait de ce point de vue. Les combats se lancent, et il se passe enfin des choses. La saga se révèle assez violente et sombre, ce qui est un ton qui marche plutôt bien. Le traitement du Syndicat reste finalement assez décevant, surtout si l’on compare ce qu’avait fait Grant Morrison dans le tome 29. On est plutôt content d’arriver à la fin et de passer à autre chose, d’autant plus que des éléments très intéressants pour la suite sont introduits.

Au niveau des dessins, David Finch s’occupe de la série Forever Evil, et est plutôt fidèle à lui-même. Son dessin est très correct, et a un côté assez sale et sombre qui colle très bien à l’ambiance. On a connu le dessinateur plus en forme, mais on a vu pire aussi. Les autres artistes sur les numéros de Justice League et Justice League of America sont Szymon Kudranski, Doug Mahnke, Ivan Reis et Edgar Salazar. On retiendra Mahnke et Reis, qui font plus d’un chapitre chacun. Leur dessin est maîtrisé, même si Reis est assez mal encré par moment. La partie graphique est donc globalement très bonne, pas de doute à avoir là-dessus.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les dessins
- L'idée de base

LES POINTS FAIBLES

- Un peu mou

 

3

Occasion manquée

Conclusion

Une histoire qui se laisse lire, mais qui aurait pu apporter beaucoup plus en intégrant le Syndicat du Crime dans les New 52.