SCÉNARISTE : GAIMAN NEIL - DESSINATEUR : KUBERT ANDY

Batman est mort.
Darkseid l'a tué. Et pour sa veillée funèbre, amis comme ennemis sont invités. En sa mémoire, tous se prêtent au jeu et se remémorent l'immense Chevalier Noir. Mais Batman est-il vraiment mort ?
Contenu vo : Batman #686 + Detective Comics #853 + version crayonnée tirée de Batman Unwrapped by Andy Kubert

  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Urban se décide enfin à rééditer l'équivalent batmanien du Whatever happened to the man of tomorrow. Un grand scénariste racontant la dernière histoire d'un héros iconique. Après Alan Moore pour Superman, c'est Neil Gaiman qui nous offre une superbe conclusion aux aventures du Caped crusader. A contre-courant des récits sombres et violents qu'on associe à Batman, il nous livre une histoire touchante et onirique. Un bijou magnifiquement illustré par Andy Kubert. Dommage qu'Urban nous le vende cher grâce à l'ajout d'une version crayonnée.

  • Docfred
    Docfred

    il y a 2 ans

    Très déçu par ce tome. Je ne trouve pas d'intêret au scénario et l'histoire est TRES COURTE. Seuls les dessins relève le niveau mais cela ne suffit pas. A 5 euros il vaudrait la peine mais pas à 15 euros.

  • L'idiot
    L'idiot

    il y a 1 an

    Une histoire particulière à réserver aux fans.

  • A Peter
    A Peter

    il y a 1 an

    Un hommage au chevalier noir, composé de plusieurs histoires courtes, retraçant le mythe de Batman au travers du regard des protagonistes les plus emblématiques de la série.

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman : Les derniers jours du Chevalier Noir. Ecrit par Neil Gaiman et dessiné par Andy Kubert, il est sorti le 31 mai pour 15,50€. Il contient les titres US Batman #686Detective Comics #853 et la version crayonnée tirée de Batman Unwrapped.

Batman est mort. Et pour sa veillée funèbre, amis comme ennemis sont invités. En sa mémoire, Catwoman, le Pingouin, le Joker et bien d'autres se tiennent aux côtés d'Alfred, de Robin et du Commissaire Gordon... Tous se remémorent l'immense Chevalier Noir, défilent pour raconter leurs anecdotes, leurs souvenirs. Mais Batman est-il vraiment mort ?

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il serait de bon ton de commencer par faire le point sur ce qui vous attend dans cette oeuvre. Comme signalé dans l'introduction, vous n'avez pas un grand nombre de numéros. Il s'agit en fait de deux numéros. Pour être plus précis, il s'agit de deux numéros, d'une postface réalisée par Gaiman puis des deux mêmes numéros à l'étape du crayonnée (oui, faites attention, ce n'est pas le récit en noir et blanc qui est proposé mais bien à l'étape du crayonné, ce qui n'est clairement pas la même chose). Autrement dit, vous avez deux façons de voir cette oeuvre. Soit vous voyez les choses en grand et vous vous dites qu'il s'agit d'un superbe ouvrage qui permet d'apprécier le travail de Gaiman et Kubert sous toutes les coutures, soit vous êtes plus terre-à-terre et vous vous dites qu'il s'agit de deux numéros pour 15.50€ soit 7.75€ le numéro. Et si nous vous laisserons le soin de trancher sur la question, nous ne pouvons que vous inviter à prendre en considération ce point avant tout achat.

J'étais là au tout début, dès l'origine. Pas question que je loupe la fin.

Concernant le récit en lui-même, il s'agit d'un récit de Gaiman, avec toutes les caractéristiques que cela sous-entend. Entre autre, vous aurez donc droit à un récit intelligent, construit mais qui donne également une grande part à l'onirisme. Si vous êtes du genre à aimer lorsque tout est clair et net, ce récit n'est pas forcément fait pour vous. Pour tous les autres, vous pouvez y aller sans aucun problème. Le récit a beau être extrêmement court, il s'agit d'une excellente histoire qui mérite largement sa réputation. Et une fois n'est pas coutume, nous avons même la présence d'un personnage très important dans le Batman Universe. C'est d'ailleurs lui qui est à l'origine de la réplique placée ci-dessus. Oh il, s'agit d'une simple petite apparition, presque d'un caméo. Mais ces quelques cases qui le mettent en avant donnent une dimension tout-à-fait exceptionnelle au récit, d'autant plus que sa réplique est tout bonnement parfaite. En fait, le seul discours rapporté qui serait un petit peu en dessous des autres, qui fait "un peu tâche", cela serait celui de Catwoman. Notons qu'il s'agit là d'un avis purement subjectif. C'est long, ennuyeux et digne d'une Catwoman placée sous la coupe de l'onirisme. On comprend encore moins le personnage et ses attentes que d'habitude, ce qui confère, au bout du compte, une fausse complexité franchement ridicule au personnage. Le récit du Joker, qui pourtant tient en quatre cases, est bien plus percutant que celui de la femme chatte.

 

Hats don't kill people. People in hats kill people.


Bien évidemment, le discours le plus impressionnant, le plus long, le plus travaillé, celui que l'on ne voit pas venir, c'est celui d'Alfred. C'est son discours qui a fait que ce récit est entré dans la légende. Il s'agit d'une histoire extrêmement bien trouvée et qui a le mérite de remettre en question l'intégralité du Batverse. De plus, Gaiman se bat à coups de solides arguments pour installer son histoire. C'est très intelligent car cela lui permet, durant un temps, de faire reculer la part d'onirisme qui dominait pourtant le récit jusque-là. Nous n'allons pas entrer dans les détails pour vous laisser la surprise, mais nous vous assurons que le travail d'imagination de Gaiman vaut son pesant de cacahuètes.

 

Les dessins de Kubert sont extrêmement bons. Ils apportent énormément de choses au récit et ce, que cela soit la version normale ou la version crayonnée. Le résultat final colle bien avec l'univers de Gaiman. Mention spéciale à la mise en scène et à la colorisation.

Pour ce qui est des covers, elles sont très bonnes comme vous pouvez le juger avec la cover principale. Même chose du côté des variant covers avec, en tête, la cover de Batman #686 et réalisée par Alex Ross qui est tout simplement entré dans la légende.

En bonus, vous trouverez la galerie des covers, les variantes, un carnet de croquis des plus passionnants et une postface de Neil Gaiman qui est, en somme, une véritable déclaration d'amour. D'ailleurs, nous allons terminer cette review par un extrait de cette partie :

J'aime Batman. Il y a d'autres personnages que j'apprécie et d'autres que j'apprécie davantage. Et il y a les personnages que j'ai inventés. Et je les aime tous comme des enfants. Mais j'aimais, et j'aime toujours Batman. Sans réserve, de la façon la plus totale. Comme on aime ses parents. Il était le premier. Il a toujours été là...

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Un Gaiman très inspiré
- Le récit d'Alfred
- Bons dessins
- Beaucoup de bonus

LES POINTS FAIBLES

- Le récit de Catwoman
- Peu de chapitres à se mettre sous la dent

 

4

Très bon !

Conclusion

Si l'édition proposé par Urban Comics mérite débat, le récit de Gaiman en lui-même ne peut que mettre tout le monde d'accord.