Auteurs : Bendis, Maleev

Tony Stark a disparu. Pour Victor Von Fatalis, c'est le signe qu'il est temps pour lui de changer et d'être le héros qu'il aurait toujours dû être. Mais qui va croire que l'ancien dictateur peut vraiment être le nouvel Iron Man ?Par, Brian M. Bendis et Alex Maleev, l'équipe de Daredevil, Spider-Woman et Moon Knight. (Contient les épisodes US Infamous Iron Man 1-6, publiés précédemment dans les revues IRON MAN & AVENGERS (2017) 1-7)

  • Meestake
    Meestake Staff MDCU

    il y a 3 ans

    J'ai beaucoup aimé ce que le duo Bendis-Maleev a fait de Fatalis dans les pages de cette série. Personne ne croit au changement du super-vilain alors que celui-ci s'efforce de prouver le contraire. Les confrontations entre Fatalis, toujours aussi arrogant, et la Chose, convaincue qu'il y a anguille sous roche, sont superbes. Et que dire de Maleev qui continue à faire des merveilles au dessin. 

  • Atrocitus
    Atrocitus

    il y a 1 an

    Une phase vraiment très spéciale pour le grand Fatalis qui devient ... un gentil ? Pourquoi ? C'est ce qui est exploré dans ce récit qui prend place après Secret Wars. C'est très bon et on prend plaisir à suivre son aventure, ses motivations et le voir faire face a absolument tout le monde qui peinent a croire que le plus grand fléau de l'univers Marvel s'est rangé ... 

Infamous Iron Man #1

Infamous Iron Man (2016)

Infamous Iron Man #2

Infamous Iron Man (2016)

Infamous Iron Man #3

Infamous Iron Man (2016)

Infamous Iron Man #4

Infamous Iron Man (2016)

Infamous Iron Man #5

Infamous Iron Man (2016)

Infamous Iron Man #6

Infamous Iron Man (2016)

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit d'Infamous Iron Man Tome 1, écrit par Brian Michael Bendis et dessiné par Alex Maleev. Il est sorti le 7 novembre pour 16€ et contient les titres US Infamous Iron Man #1-#6.

Tony Stark a disparu. Pour Victor Von Fatalis, c'est le signe qu'il est temps pour lui de changer et d'être le héros qu'il aurait toujours dû être. Mais qui va croire que l'ancien dictateur peut vraiment être le nouvel Iron Man ? Par, Brian M. Bendis et Alex Maleev, l'équipe de Daredevil, Spider-Woman et Moon Knight.

Passer un méchant en gentil ou un gentil en méchant, cela a toujours été quelque chose qui a intrigué les lecteurs. La preuve la plus flagrante de ces derniers temps est sans doute le Batman : White Knight de Sean Murphy même si, du côté de Marvel, on sait également très bien se défendre à ce niveau (Superior Spider-Man ou encore les Dark Avengers). Ici, nous suivons le Docteur Falatis qui porte la cape d'Iron Man. Le pourquoi du comment mérite débat. Dans un sens, c'est très bien pensé. Dans un sens, c'est discutable. En fait, ce bon vieux Fatalis explique qu'il est arrivé au top. Il a alors regardé derrière lui et fait le point. Le résultat est simple : il n'était pas fier. Ce n'était pas "gratifiant". Il est donc parti du principe que si faire le mal n'était pas gratifiant, faire l'opposé (autrement dit le bien) le serait sans doute.

Je vais reprendre le flambeau. Je serai Iron Man.

Cette approche est très juste. Une fois arrivé au sommet, le point de vue a tendance à changer. C'est une des raisons pour lesquelles on peut facilement perdre pied une fois un but atteint. Ce n'est pas forcément une déception. Cela peut être de l'ennui ou même des remises en question quant à l'avenir. Tout cela pour dire qu'un personnage qui a atteint son objectif et qui pense être finalement être totalement dans l'erreur, c'est possible et, finalement très peu exploité dans les comics. Par contre, est-ce que cette approche correspond au Doc' Fatalis... ça, c'est un autre débat. Il est difficile de se dire que Fatalis, celui à l'égo démesuré, celui qui se croit être l'égal d'un Dieu ou presque, puisse imaginer qu'en fait, être méchant, ce n'est pas ce qu'il veut. Après, il est vrai que Bendis bosse son sujet. De même, il fait tout pour que le personnage ait tout de même du sens. Ce n'est pas le Fatalis que tout le monde connait mais son approche reste une direction que le super-vilain peut effectivement prendre. Or, c'est sans doute ça le plus important.

Il vaut mieux pour votre réputation et celle de votre organisation que le monde ignore que vous avez été vaincue par un clown.

Tout ceci est notamment possible grâce au fait que l'auteur prenne de la distance par rapport au personnage principal. En effet, il se focalise fréquemment sur d'autres personnages que Fatalis. Cela peut être La Chose, des membres du SHIELD, Stark ou même sa mère. Certes, le fan voit bien moins que prévu le grand méchant dans le rôle du gentil (si vous voulez voir Fatalis sauver la veuve et l'orphelin à tour de bras, ce n'est peut-être pas un achat pour vous) et, dans un sens, c'est décevant. Mais d'un autre côté, c'est justement les autres personnages et leur vision de Fatalis qui nous permet de cerner comme il faut le super-vilain. En somme, se distancier du personnage pour mieux en comprendre son fonctionnement. Eh effectivement, c'était sans doute la meilleure manière de procéder. Avouons aussi que voir tout le monde ou presque douter de lui reste jouissif.

  

Pour le reste, l'intro proposée par Panini est bonne, les dialogues de Bendis sont bons, cela se lit très vite et sans trop se prendre la tête, plusieurs personnages appréciés répondent présents et, surtout, de nombreux retournements de situation sont disséminés à travers l'opus (la fin du numéro 5 est très bonne).

Pour ce qui est de la partie graphique, il n'y a pas de gros défauts à relever. Le travail de Maleev est très bon, que cela soit au niveau des personnages (design, pose, visages...) ou des décors et des paysages (en tête, ceux de Latvérie). Le Infamous Iron Man en lui-même en impose également. Iron Man avec une cape et un côté intriguant, cela en impose visuellement. Mention spéciale aux deux pages en crayonné en plein milieu de l'opus. La colorisation et les covers sont également à saluer.

En bonus, vous trouverez les variant covers.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Fatalis en Iron Man
- Les retournements de situation
- Les dialogues
- Toute la partie graphique

LES POINTS FAIBLES

- Les raisons de Fatalis qui sont claires mais qui soulèvent également le débat

 

4

Bonne lecture

Conclusion

Un Infamous Iron Man qui s'avère finalement bien plus Infamous qu'Iron Man. Les chemins choisis par Bendis surprennent, tiennent le lecteur en haleine tout en étant magnifiquement illustrés.