Kingpin #1

Kingpin (2017)

Messes of Men

Kingpin (2017)

By the Throat

Kingpin (2017)

Auteurs : Rosenberg, Torres

Wilson Fisk fait à la journaliste Sarah Dewey, une offre extrêmement généreuse pour écrire sa biographie. Mais si le Caïd se présente à Sarah comme un homme d'affaire désormais respectable, la vérité est toute autre. La jeune femme risque de plonger dans un univers dont on ne ressort pas indemne.
(Contient les épisodes US Kingpin (2017) 1-5, inédits)

  • Hawkguy
    Hawkguy Staff MDCU

    il y a 3 ans

    Une mini-série fort sympathique où l'on perçoit le Caid du point de vue d'une civile alors que ce dernier cherche à retrouver la confiance du peuple tout en assumant ses crimes passés. Rosenberg joue avec l'ambiguité du personnage, est-il vraiment rangé, est-il plus mauvais que jamais, cette gueule d'ange nous annonce-t-elle le pire ? Un comics intéressant, surtout si vous ne connaissez pas le personnage, mais avec une fin un peu trop rushée, dommage

  • scarletspider
    scarletspider

    il y a 3 ans

    Le caïd demande à une journaliste d'écrire sa biographie.C'est ainsi que commence l'histoire et la quête de la journaliste pour découvrir si le caïd est vraiment un grand criminel ou s'il s'est rangée. L'ambiguitée du personnage est beaucoup mis en avant. LE comcis est très bon mais la fin un peu baclée, ce qui nous laisse sur notre faim

La review du jour concerne un titre de Panini Comics : Le Caïd : Plus dure sera la chute. Il est sorti le 14 février pour 15 euros. L'opus est scénarisé par Matthew Rosenberg et est dessiné par Ben Torres et Miguel Sepulveda.

Il contient les épisodes US Kingpin (2017) 1-5, inédits.

Wilson Fisk fait à la journaliste Sarah Dewey, une offre extrêmement généreuse pour écrire sa biographie. Mais si le Caïd se présente à Sarah comme un homme d'affaire désormais respectable, la vérité est toute autre. La jeune femme risque de plonger dans un univers dont on ne ressort pas indemne. 

S'il y a un ennemi emblématique chez Marvel, c'est bien Wilson Fisk aka Kingpin. Tout d'abord ennemi régulier de Spider-Man puis ennemi juré de Daredevil, le personnage est connu pour jouer sur deux tableaux : d'un côté le personnage public tout beau, tout propre, de l'autre l'impitoyable roi du crime.

C'est en partant de ce principe que Matthew Rosenberg a écrit son scénario. Entendez par là que nous suivons un Caïd qui est toujours à la tête d'un empire criminel mais qui fait également tout pour redorer son image devant Sarah, une journaliste talentueuse, afin qu'elle écrive une biographie évoquant ses points sombres mais qui mettrait avant tout l'accent sur ses innombrables bonnes actions. En ce sens, le pari est réussi. Le principe a beau être simple, la narration est bonne, les idées sont là et les retournements de situation, sans être exceptionnels, font le boulot. On comprend dès la fin du premier chapitre que Fisk n'a bien évidemment pas changé et que la journaliste va avoir un sacré boulot d'investigation si elle veut faire une bonne analyse du personnage.

Le récit fonctionne grâce aux personnages de Fisk et de Sarah qui sont, il faut bien l'avouer, plutôt bien écrits. L'approche est intéressante et bien que les deux personnages ne dégagent rien de particulier en étant ensemble, ils restent très bien écrits chacun de leur côté. Seul bémol, le personnage a beau voir pas mal de choses, savoir beaucoup de choses, il reste relativement aveugle. La jeune femme ne se rend pas compte qu'elle se fait manipuler et qu'elle est entrée dans un monde de violence (Elle : Je vous en prie. Ne me tuez pas. Malfrat : Pourquoi je ferais ça ? Vous êtes des nôtres). En ce sens, le personnage perd un petit peu en charisme, chose néanmoins nécessaire pour donner, à l'inverse, tout son charisme au Kingpin. Après tout, c'est le Caïd qui aurait perdu de son aura si la journaliste avait réellement cerné le personnage.

A noter que quelques personnages bien connus de l'univers Marvel font une petite apparition. Des membres de la pègre tels que Tombstone, Hammerhead ou encore Jigsaw mais également le super-héros Daredevil le temps de quelques cases.

Attention, comme son nom l'indique, il s'agit d'un opus autour du Caïd. Il a beau être un super-vilain, le comics respecte le personnage. Tout cela pour dire que nous suivons ici les aventures d'un homme d'affaire avant toute chose. Méchant ou non, les scènes d'action sont très rares.

Du côté des dessins, le travail de Ben Torres et Miguel Sepulveda est remarquable. Plusieurs personnages sortent clairement du lot visuellement notamment Sarah lors du premier gala. Il y a également une approche intéressante au niveau de la colorisation et du jeu d'ombre vis-à-vis des silhouettes des personnages de second plan. C'est simple et pourtant très efficace visuellement parlant. Finalement, seul le visage de Fisk serait fréquemment à revoir. Les traits qui lui ont été donnés lui confère un aspect général qui fait un peu géant de pierre (ou La Chose, pour rester du côté de Marvel).

Les covers sont très bien pensées dans les sens où elles jouent fréquemment sur deux tableaux afin de montrer les deux facettes de Fisk justement.

 

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Un Caïd bien cerné et bien écrit
- Une journaliste intéressante
- De bons dialogues
- De bons dessins

LES POINTS FAIBLES

- Certains visages notamment ceux de Fisk sur certaines cases

 

4

Une très bonne lecture

Conclusion

Matthew Rosenberg nous offre ici un Caïd fidèle à lui-même. Nous suivons ce chef de la pègre et génie manipulateur avec un plaisir non dissimulé.