Dans une Gotham emportée dans un tourbillon de violence, c'est un Batman quadragénaire fourbu et fatigué qui a pris sous son aile un jeune homme au tempérament fougueux : Jason Todd, le nouveau Robin. Le Chevalier Noir voit en lui un héritier potentiel autant qu'un danger public : saura-t-il apprivoiser ce nouveau compagnon d'armes avant que son pire ennemi, le Joker, ne fasse sa réapparition ?

Contient : Batman Dark Knight Last Crusade

  • Hawkguy
    Hawkguy Staff MDCU

    il y a 4 ans

    Une très bonne histoire de Miller, Azzarello et Romita, vraiment, c'est excellent : plus qu'un remake de Death of the Family, Last Crusade est un préquel à TDKR, comment Bruce a perdu Jason Todd et par extension, son envie de combattre le crime. Là où le récit fait fort, c'est en nous montrant que ces deux événements étaient destinés à se réaliser un jour, ou bien le résultat aurait été pire. Bruce est usé par les années et les blessures, délaisse Selina, alors que Jason Todd commence à se rebeller, à vouloir son indépendance alors que sa formation est incomplète et qu'il pourrait ne pas être aussi sain que Dick. Beaucoup de bonnes choses donc mais on pourrait néanmoins regretter la fin assez abrupte, comme s'il manquait une seconde partie. Je donne néanmoins une mauvaise note à ce comics pour son prix et l'édition. Urban profite une nouvelle fois de la vague DKIII pour se faire de l'argent facile et vend 14€ un comics de 60 pages à la base. L'excuse ? On nous inclue dedans le même numéro, mais en crayonné. C'était déjà limite pour Mad Love, là c'est du vol.

  • Kit_Fisto
    Kit_Fisto

    il y a 4 ans

    On peut être déçu de voir un récit ici trop court et une fin assez frustrante pour nous autres lecteurs et fan de comics. Il n’en reste pas moins une histoire qui reste bien menée par un Miller apaisé, un Azzarello constant et un Romita Jr au top. Certains diront que le rapport quantité/prix est abusé de la part de Urban Comics. mais l’éditeur rattrape le coup avec les bonus inclus. Un prequel de la saga Dark Knight qui se lit rapidement, sans forcément y retouver de grosses surprises mais qui reste bien et divertissant.

  • scarletspider
    scarletspider

    il y a 4 ans

    Une saga qui met en avant les liens entre Bruce et Jason. Ce dernier est assez violent dans ses combats et Bruce lui vieillit et est moins fort qu'avant. L'histoire reste bonne mais elle contient une fin assez frustrante. On a comme une sensation d'inachevé. Les dessins de Romita Jr sont plutôt bons. Après mettre la même saga en crayonné peut être intéressant pour les éditions collector pour les collectionneurs mais ici je trouve que c'est inutile

La review du jour concerne un comics très attendu par les fans du Chevalier Noir : Dark Knight The Last Crusade, édité par Urban Comics. Prélude de Dark Knight Returns, les auteurs Frank Miller, Brian Azzarello et John Romita Jr. étaient attendus au tournant. Rassurez-vous, les trois bonhommes, monstres des comics, ne nous ont pas déçu.

" Dans une Gotham emportée dans un tourbillon de violence, c'est un Batman quadragénaire fourbu et fatigué qui a pris sous son aile un jeune homme au tempérament fougueux: Jason Todd, le nouveau Robin. Le Chevalier Noir voit en lui un héritier potentiel autant qu'un danger public : saura-t-il apprivoiser ce nouveau compagnon d'armes avant que son pire ennemi, le Joker, ne fasse sa réapparition ? "

Un Batman vieillissant, un Joker menaçant, voilà un synopsis qui nous dit quelque chose et nous laisse rêveur. Ajoutez à cela un Robin qui mérite débat et vous avez de bonnes bases pour faire une histoire solide.

Autant le dire tout de suite, les auteurs ne se sont pas perdus en chemin et maîtrisent parfaitement le scénario. L'accusation des médias envers Batman qui « met un danger un mineur » lors de ses actions donne le ton dès les premières pages. Nous ne saurons si cette mise en danger est avérée qu'à la fin de l'histoire. Avant cela, nous retrouvons un Batman vaincu physiquement plus facilement que par le passé (notamment par Killer Croc) et qui se focalise énormément sur la formation de Robin. Pour cela, l'auteur met avant de bons dialogues mais également beaucoup de phases d’introspections. Connaître les pensées de Batman sur ses propres actions, lorsque Robin se déplace ou lorsqu'il se prend un coup, c'est un élément omniprésent dans l’œuvre et qui n'est pas pour nous déplaire. C'est quelque chose qui n'est pas systématique alors que c'est toujours intéressant tout en ajoutant une dose de réalisme, une petite voix qui nous rappelle qu'en dessous de l'armure, Batman sent tout de même passer les coups. C'est également grâce à cela (et aux regards de Batman) que l'on comprend rapidement que, selon l'Homme chauve-souris, quelque chose cloche avec Robin. C'est d'autant plus flagrant dans la scène de l'attaque du van, sans doute une des deux plus belles pages du comics avec la toute dernière. Une réelle réussite.

Ce qui est génial avec cet opus, c'est que bien que le thème de la vieillesse soit remis sur la table, l’œuvre est avant tout placée sous le signe de l'incertitude. Batman a pris quelques années, c'est un fait. Mais les bougies qu'il a soufflées sont-elles vraiment de trop ou est-ce qu'il peut pousser encore un peu ? Est-ce qu'il peut se le permettre ? Robin est-il prêt ? Et, surtout, Bruce Wayne a-t-il envie d'abandonner le costume de Batman ? Au fil de la lecture, on comprend bien que Batman a de multiples possibilités et qu'il ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Selon lui, Robin n'est pas prêt. Or, Alfred ne le trouve pas moins prêt que Bruce a ses débuts. Dans le même ordre d'idée, Bruce confie à Selina qu'il ne veut pas abandonner. Dans tous les cas, ce que l'on peut retenir, c'est que le fait que Robin ne soit pas prêt n'est pas forcément une idée qui déplaît à Bruce.

Finalement, la seule constance dans cette histoire (si ce n'est le Joker qui sort d'Arkham aussi vite qu'il y est déposé), la seule personne à qui Batman peut réellement se confier, c'est une Selina Kyle qui a, depuis quelques temps déjà, abandonné griffes et fouet. Elle représente pour le Chevalier Noir un véritable échappatoire. Dans un sens, elle l'a souvent été par le passé. Jouer cette carte est une bonne idée de la part de Frank Miller. Le seul point changeant est que, les deux tourtereaux ayant pris quelques années, ils n'ont plus le temps, la passion, l'énergie, d'aller faire les préliminaires sur les toits des buildings. Pour le reste, rien n'a changé.

 

Côté dessin, John Romita Jr fait du travail de qualité. Il n'y a aucun faux pas. Le tout est accompagné par un découpage dynamique et un encrage et une colorisation de Peter Steigerwald qui rendent les dessins que plus efficaces.

En conclusion, Frank Miller, Brian Azzarello et John Romita Jr. nous offrent une excellente histoire. Toujours présenté comme étant le point de départ à l'opus Dark Knight Returns, le comics n'est en aucun cas nécessaire à la compréhension de ce dernier mais est plus que bienvenu en tant que complément. En fin de compte, la seule chose que l'on pourrait reprocher à cet opus, c'est sa longueur. L'histoire se lit d'une traite et semble bien courte. Cela dit, d'un autre côté, la fin abrupte est majestueuse... Récit trop court ou lecteur frustré qui en demande trop, à vous de voir.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le scénario
- Le sentiment d'incertitude autour de Batman
- Les dialogues
- Les dessins, le découpage, l'encrage

LES POINTS FAIBLES

- Aucun.

 

5

Un récit maîtrisé

Conclusion

Un excellent complément de Dark Knight Returns