Quand il avait six ans, Bruce Wayne a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Après un entrainement intensif, il revient à Gotham City pour mener une guerre sans merci contre le crime... mais ce ne sera pas facile. Face à la corruption des autorités de la ville et leurs liens avec la pègre, Bruce, sous le déguisement du vigilant Batman, va forger une alliance avec un policier nouveau venu à Gotham : le lieutenant James Gordon.

Contient Batman #404-407 + The Man Who Laughs.
Équivalent chez Urban comics à "Batman - Année 1"

  • christophe46
    christophe46

    il y a 5 ans

    Véritable chef d’œuvre, incontournable, je ne me lasse jamais de le relire. 5/5. Formidable ambiance.
     

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 3 ans

    Excellent

  • Elmaestro84
    Elmaestro84

    il y a 1 an

    Super tome qui réuni le récit culte de Miller Batman : Year One mais aussi l'hitoire écrite par Brubaker Joker : L'homme qui rit. Très bon choix, ses deux histoires sont vraiment liées, Joker étant une suite directe à Year One

War Is Declared

Batman (1940)

Black Dawn

Batman (1940)

Friend In Need

Batman (1940)

The Man Who Laughs

The Man Who Laughs (2005)

Lorsque j’ai reçu ce tome 14 de la collection Eaglemoss, et que j’ai vu qu’il contenait Batman – Année Un, je me suis dit « pas la peine de le lire, je mets 5 étoiles, et je dis que c’est un chef d’œuvre à lire de toute urgence ». Mais ma conscience m’a attrapé par l’oreille, et m’y a susurré quelques mots. Et il faut dire qu’elle n’a pas totalement tort, ce n’est pas très sérieux, mais ça pose quand même une question : qui va lire cette critique ? Celui qui l’a lu sait que c’est bon, celui qui ne l’a pas lu sait qu’il faut le lire… Peut-être celui qui n’a jamais entendu parler de cette histoire ? Oui, surtout lui, mais aussi ceux qui s’intéressent à l’édition d’Eaglemoss qui propose un autre récit : The Man Who Laughs.

Avant toute chose, Année Un a une grosse importance dans l’Histoire de Batman, et même dans celle de DC. C’est une histoire qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987. Normalement, vous connaissez de mieux en mieux DC, donc vous savez qu’en 1985/86, l'éditeur avait décidé d’unifier ses univers grâce à Crisis on Infinite Earths, afin de n’avoir plus qu’une version de tous les personnages dans un unique univers. A la suite de cet évènement, l’éditeur a demandé à certains de ses auteurs d’écrire les origines définitives de la plupart de ses héros. Souvenez-vous, c’est ce que j’expliquais pour Superman dans la critique du précédent tome de la collection. Bref, pour Batman, c’est Frank Miller et David Mazzucchelli qui héritent de cette périlleuse mission. Et si pendant des années, cette origine était en quelque sorte l’officielle, les New 52 ont chamboulé tout ça notamment à cause du Zero Year de Scott Snyder et Greg Capullo. Aujourd’hui, on considère qu’Année Un est l’origine du Batman que l’on retrouve dans l’univers de The Dark Knight Returns et ses suites.

The Dark Knight Returns, que vous avez pu lire dans le tome 5 de la collection Eaglemoss, et qui est réalisé par le même Frank Miller. Année Un sort juste après, et propose une atmosphère finalement assez proche, même si bien moins extrême. On retrouve en fait la patte de Miller, que l’on commence à bien connaître à l’époque. C’est dans la continuité de ce qu’il a fait sur Daredevil et de ce qu’il fera sur Sin City, à savoir une ambiance urbaine sombre et violente. Un des choix que l’auteur a fait sur Année Un est de mêler l’histoire de Jim Gordon à celle de Batman. L’album va raconter deux histoires en parallèle : celle du retour de Bruce Wayne à Gotham avec la volonté de combattre le crime, et l’arrivée de Jim Gordon qui veut nettoyer la ville de la corruption. Le récit débute sans Batman, sans même que Bruce Wayne ait l’idée de la chauve-souris, et on va le voir devenir le héros. Sa motivation est pourtant la même qu’à création : c’est le meurtre de ses parents qui le pousse à devenir un justicier.

Pendant toute l’histoire, on passe des pensées de Gordon à celles de Wayne. On voit la vision de chacun sur cette ville violente, glauque, sale et grouillante. Mais surtout ce qui frappe, c’est l’humanité de ses personnages. Batman est au tout début de sa carrière, il est maladroit, fait des erreurs et se blesse. Ses gadgets sont limités. On apprend aussi à mieux connaître un Gordon bien plus complexe que d’habitude. On y découvre notamment la relation avec sa femme enceinte - qu’il trompe d’ailleurs. Tous les autres personnages passent au second plan, hormis peut-être Catwoman, qui est ici une prostituée qui décide de devenir voleuse. L’ambiance est très sombre et violente, mais aussi absolument unique et géniale pour du Batman. La plupart des objets, ou des détails sont le plus neutre possible, ce qui rend l’histoire totalement intemporelle. C’est incroyable de se dire qu’on lit un truc qui a été écrit il y a presque 30 ans, tant ça semble contemporain. C’est véritablement une œuvre en avance sur son temps.

Les dessins de David Mazzucchelli sont très fins, à l’opposé du trait grossier de Miller (ou alors plus proche du trait de ses débuts), et parfaitement bien choisis pour raconter cette histoire. La construction des planches, le choix d’épurer certains dessins ou au contraire, de détailler précisément d’autres, les expressions des visages, tout participe à rendre très justement l’ambiance et à rendre le récit palpitant. Son Batman reprend le costume des origines en le modernisant juste ce qu’il faut. En gros, c’est juste un collant avec un masque et une cape. Bref, toutes ces qualités font que l’on comprend bien pourquoi ce récit a servi de source à de nombreuses interprétations de Batman. Le film The Dark Knight reprend entre autres la relation Batman/Gordon/Dent, et la série TV Gotham s’inspire beaucoup du Gordon d’Année Un par exemple.

Malheureusement, ce chef d’œuvre des comics fait, par contraste, beaucoup de tort au second récit de l’album : The Man Who Laughs. Comme son titre le laisse suggérer (L’Homme qui rit), nous nous intéressons ici à la première apparition du Joker. La fin d’Année Un laisse sous-entendre l’arrivée du vilain, et cette histoire est là pour raconter cela. Le comics original est sorti en 2005. Au scénario, on a l’excellent Ed Brubaker, accompagné du très bon Doug Mahnke aux dessins. Ne vous méprenez pas, l’histoire est captivante, et on a un premier affrontement entre le Joker et Batman très intéressant. On retrouve la double narration avec les pensées de Gordon et celles de Batman. Malheureusement, c’est toute l’ambiance de Miller qui disparaît. L’histoire est plus classique, même si on prend beaucoup de plaisir à voir la dynamique Batman/Gordon bien fonctionner. Brubaker fait aussi beaucoup de pied à Killing Joke d’Alan Moore (tome 11 de la collection), afin d’ancrer son histoire dans la continuité du héros.

Au niveau du dessin, Doug Mahnke est un dessinateur expérimenté qui nous fournit un bon travail. Son trait est assez précis et sûr. Cette histoire complète donc très bien l’album, mais souffre de la comparaison avec son aînée. De toute manière, même si elle était mauvaise, ce tome resterait un achat indispensable tellement Année Un est bon. En bonus, à la fin de l’album, nous trouvons quelques planches de Mazzucchelli nous présentant des histoires courtes où le dessinateur nous montre sa vision des super-héros et de Batman. C’est très court (4 planches), mais c’est très intéressant, et ça change des gros blocs de texte ! Eaglemoss est donc dans sa période origines, et après Superman, nous propose les meilleures origines jamais écrites de Batman. Un indispensable de la BD que tout le monde devrait lire au moins une fois, même les allergiques aux super-héros.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

L’ambiance d’Année Un
Miller en grande forme
La finesse des dessins
La relecture des personnages

LES POINTS FAIBLES

Le contraste entre les 2 récits

 

5

Chef d’oeuvre !

Conclusion

Deux récits dans cet album : si le second seul aurait pu avoir une note de 3 étoiles sur 5, le premier mérite grandement ses 7 étoiles sur 5, soit une moyenne de 5/5. Bref, à lire et relire !

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