Afin d'éviter la chute du Phare, une station spatiale en perdition, Superman se porte au secours de l'équipage, et pulvérise le satellite, s'assurant ainsi que la chute de l'appareil n'occasionne aucune catastrophe. Lorsqu'il inspecte le site du crash, dans la mer d'Andaman, il découvre les traces inexpliquées de la présence d'un surhomme, qui l'incitent à pousser davantage son enquête.
Contient Superman Unchained 1 à 5

Pas d'avis pour le moment.

Jim Lee revient dessiner Superman et Eaglemoss nous publie ça dans ses tomes 93 et 94 de sa collection DC. Forcément, ce retour est un petit événement, et nous allons voir s’il est à la hauteur.

 

Superman Unchained est une série qui a débuté en 2013 aux Etats-Unis, alors que le personnage fêtait ses 75 ans d’existence. Bien qu’il y ait d’autres séries en parallèle qui lui sont consacrées, l’idée était ici d’offrir un titre à une équipe de stars. Le grand Jim Lee se remettait aux crayons, et le scénariste n’est personne d’autre que Scott Snyder, le gars qui avait relancé Batman deux ans auparavant. Rien ne laissait supposer que la série soit limitée, mais des retards vers la fin du premier arc, sûrement dûs aux autres responsabilités de Lee, ont peut-être aidé à prendre la décision de l’arrêt. Superman Unchained est donc devenue une maxi-série en 9 numéros, s’est terminée en 2015, et a été publiée en un album chez Urban en février 2016, avant d’être le double album qui nous intéresse ici.

Plusieurs stations spatiales s’écrasent sur Terre, c’est donc un job pour Superman. Il arrive à limiter les victimes, mais n’intervient pas sur l’une de ces stations qui doit tomber dans une zone dépeuplée. Pourtant, il va découvrir que quelqu’un a empêché ce crash. Il se trouve que l’armée américaine possède leur propre Superman, un autre extra-terrestre sous ses ordres. En parallèle, nous suivons une intrigue sur un groupe terroriste appelé Ascension. Le début de la série est très réjouissant, avec quelques pistes très intéressantes, et ce qu’il faut de suspens pour nous motiver à continuer, notamment pour comprendre les motivations de Wraith, le Superman soldat américain.

Snyder a de très bonnes idées sur Superman, et il méritait de pouvoir les exprimer. Par exemple, il y a un parallèle très sympa entre Wraith et le vrai Superman. Wraith emprunte sa véritable date de naissance puisqu’il arrive sur Terre en 1938. Il y a aussi divers clins d’œil sur un Superman qui était traité assez différemment dans les années 40/50 qu’aujourd’hui. L’autre bonne idée est que Wraith est plus mature, contrôle mieux ses pouvoirs, alors que Superman n’en est qu’au début, et découvre donc ce qu’il pourrait faire avec un peu d’entraînement.

Si au début Wraith semble bienveillant, les événements vont vite se corser, suite à des divergences entre Superman et l’armée américaine (Sam Lane notamment, le papa de Loïs). Forcément, Superman reste Superman, et la série laisse beaucoup de place à l’action,. Elle est cependant plutôt bien menée par ses enjeux, mais aussi par sa mise en scène. Malheureusement, la fin flanche un peu, ce qui est un travers de Snyder. Il y a quelques idées plutôt mal amenées, et des hasards heureux. Le côté rebondissement pour le rebondissement peut être aussi un peu lassant, mais c’est suffisamment dynamique pour que le récit soit agréable à lire.

 

Finalement, cette histoire de Superman rappelle un peu Pour Demain (tomes 31 et 32), la dernière fois que Jim Lee a dessiné le héros. L’excellent scénariste Brian Azzarello s’était un peu cassé les dents sur le personnage, tout comme Snyder, qui malgré de bonnes idées, ne parvient pas à rendre son récit marquant. Il y a tout de même une réflexion sur la condition de Superman qui a le mérite d’être là, et qui permet de faire redescendre le héros sur Terre. L’histoire a vraiment une proposition, et n’est pas mauvaise, mais juste décevante.

Au niveau des dessins, si vous aimez Jim Lee, vous serez servi. Même s’il n’est pas au top de sa forme, il nous offre certaines très belles planches, très impressionnantes. La construction reste très dynamique, et c’est plutôt réconfortant de voir l’artiste garder un certain talent, malgré sa présence limitée dans les pages de comics. Sa prestation est assurément meilleure ici que dans Justice League. Nous saluons aussi les quelques planches en back-up de Dustin Nguyen, dans un style très différent, mais très bien aussi. Bref, aucune surprise niveau dessin, vous connaissez les artistes !

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- De bonnes idées
- Les dessins

LES POINTS FAIBLES

- Fin faiblarde

 

3.5

Décevant

Conclusion

Une histoire très sympathique de Superman, mais qui ne restera pas dans les annales.