Shipwreck #1

Shipwreck (2016)

Shipwreck #2

Shipwreck (2016)

Shipwreck #3

Shipwreck (2016)

Shipwreck #4

Shipwreck (2016)

Shipwreck #5

Shipwreck (2016)

Shipwreck #6

Shipwreck (2016)

Le Dr Jonathan Shipwright, seul survivant d’un mystérieux naufrage, refait surface dans un endroit à la fois familier et inconnu. Apparemment piégé sur une route sans fin, il est à la poursuite d’un saboteur qui détient la clé de son salut - ou de sa damnation.
Contient Shipwreck #1 - #6

Pas d'avis pour le moment.

La review du jour est un titre proposé par Snorgleux : Shipwreck. Ecrit par Warren Ellis et dessiné par Phil Hester, il est sorti le 18 janvier pour 17.50€. Il contient les titres US Shipwreck #1 - #6.

Le Dr Jonathan Shipwright, seul survivant d’un mystérieux naufrage, refait surface dans un endroit à la fois familier et inconnu. Apparemment piégé sur une route sans fin, il est à la poursuite d’un saboteur qui détient la clé de son salut - ou de sa damnation.
 

 

Warren Ellis a déjà proposé des oeuvres particulières par le passé. C'est ce qu'il fait aujourd'hui encore avec Shipwreck. L'oeuvre est bonne mais elle fait partie de ces récits dont il est difficile de parler et encore plus difficile à conseiller. Pourquoi conseiller cette oeuvre et surtout... à qui ? En fait, le gros point noir du récit (qui est également le point fort de l'oeuvre), c'est sa construction. L'histoire est complexe, décousue, et il faut clairement s'accrocher lors de la lecture. Il n'est pas rare de ne pas savoir si nous avançons dans l'histoire ou si nous reculons. Suite logique des évènements quand vous vous retrouvez face à un auteur qui vous donne autant de réponses que de nouvelles questions. A ce titre, il est notamment vraiment difficile de ne pas perdre le fil lorsque les premières pages du livre se tournent. Pour autant, il est important de préciser dès maintenant que cela vaut le coup de s'accrocher. Encore une fois, l'opus ne va pas plaire à tout le monde tant il est particulier, mais il mérite que l'on se penche dessus.

L'autre facteur qui rend Shipwreck si particulier : les dialogues. Ils sont bons mais étranges. Il n'est pas rare d'avoir une sensation bizarre d'inutilité. Les échanges sont bons, mais parfois, c'est comme s'ils ne débouchaient sur rien. Eh pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence. L'air de rien... on avance ! Tous ces éléments et l'omniprésence des sous-entendus et autres non dits n'ont qu'un seul but : perdre le lecteur. Ellis n'est pas là pour mâcher le travail de compréhension des lecteurs et il le fait vite savoir. C'est une règle importante qu'il vaut mieux avoir à l'esprit avant d'acheter ce comics.

Peut-être que vous êtes simplement le mauvais rêve de quelqu'un d'autre.

Pour ce qui est du traitement des personnages, on retiendra surtout le principal à savoir le Dr Jonathan Shipwright. Les autres sont déjà bien plus anecdotiques puisqu'il s'agit, le plus souvent, d'une suite de rencontres pour le moins expéditives. Encore une fois, dit de la sorte, cela sonne bizarre, mais cela contribue pleinement à l'impact de l'ensemble de l'oeuvre. Enfin, précisons également la présence de scènes plus gores et violentes. On pouvait s'y attendre vu le contexte de l'histoire mais cela n'enlève rien au caractère dérangeant des scènes en question. L'impact visuel est certain notamment gräce à l'inhumation célèste. C'est rapide, pas très détaillé, mais le message qui fait passer le corps humain pour un simple bout de viance est bien là. Une très bonne scène.

Concernant la partie graphique, le travail proposé par Hester est bon mais également très perturbant. Le style est particulier et le tout donne des dessins qui nécessitent un temps d'adaptation. Attention, nous parlons bien de temps d'adaptation. Il n'y a rien de réellement insurmontable. Après tout, la touche du dessinateur colle plutôt bien à l'oeuvre. De manière générale, on peut dire que les lecteurs avisés ne devraient pas avoir trop de problème. Pour les lecteurs débutants, il faudra sans doute s'accrocher et se concentrer sur le découpage, la mise en scène et le jeu des ombres qui sont efficaces. Pour le reste, on notera pas mal d'effets visuels et, dans un sens, des efforts d'inventivité. Une prise de risque payante qu'il est toujours bon de souligner. Bonne colorisation, très bonnes covers.

En bonus, vous trouverez le processus créatif de deux pages. Un petit supplément bien cool qui permet de voir les différentes étapes de la création d'une page : le crayonné, l'encrage, la colorisation et enfin l'ajout des phylactères.

 

 

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une approche particulière
- Une écriture maîtrisée
- Bons dialogues
- Les covers

LES POINTS FAIBLES

- Une partie graphique qui nécessite un temps d'adaptation
- Le lecteur doit s'accrocher

 

3.5

Une lecture étonnante

Conclusion

Un opus qui n'est pas le plus accessible de l'éditeur Snorgleux mais qui a le mérite de proposer pas mal de choses intéressantes. A tester.