Wonder Woman: Earth One

One-Shots Wonder Woman

Scénario: Grant Morrison
Dessin : Yannick Paquette

Maintenues en esclavage durant des années par le demi-dieu Hercule, les Amazones de Themyscira se sont rebellées et ont défait leurs geôliers avant de s'isoler du « monde des hommes ». Des siècles plus tard, la jeune princesse Diana sauve le pilote écrasé, Steve Trevor... N'écoutant pas les ordres de sa mère, la Reine Hippolyte, elle s'enfuit avec Steve vers une contrée étrange : les États-Unis d'Amérique.

Contenu : Wonder Woman Earth One vol.1

Pas d'avis pour le moment.

Ce tome 70 de la Collection DC est le premier qu’Eaglemoss nous propose de la gamme Terre-Un. Il s’intéresse notamment à une version légèrement différente de Wonder Woman, présentée par un grand nom des comics, Grant Morrison. Forcément, ça titille la curiosité.

La gamme Terre-Un de DC Comics a une originalité qui la différencie de tout le reste de la production de l’éditeur. Il s’agit d’une collection d’Original Graphic Novels, c’est-à-dire que l’histoire sort directement en album, et ne passe pas par une phase de prépublication en fascicules. C’est globalement comme la majorité des BD européenne en gros, mais ça reste rare aux États-Unis. Le rythme de l’album est donc impacté, puisque l’on n’a plus le découpage habituel en chapitres, qui souvent donne lieu à des débuts qui résument l’histoire, et des fins en suspens.

L’autre aspect de cette collection est de se dérouler dans un univers totalement déconnecté de l’univers classique DC. Les auteurs sont donc globalement libre d’apporter les modifications qu’ils souhaitent aux personnages. C’est d’ailleurs ce que fait Grant Morrison dans cette histoire de Wonder Woman. L’idée de Terre-Un est aussi d’attirer de nouveaux lecteurs, et donc chaque série débute par les origines du personnage. L’album qui nous intéresse raconte donc les origines de Wonder Woman. Ne vous attendez pas à une révolution cependant, elles s’inspirent beaucoup de celles de l’univers classique.

Dans le tome 56, vous aviez déjà eu un aperçu d’une des origines de Wonder Woman (critique). Morrison réutilise certains de ses éléments, mais pas que. Il va aussi puiser dans les premières origines, mais aussi dans la version New 52. A tout ça, il rajoute du neuf, ce qui lui permet de fournir sa propre vision de l’héroïne. Malgré les différentes sources, le récit est parfaitement cohérent, et traite très bien ses sujets. L’histoire débute sur le retour de Diana sur l’Ile du Paradis, où elle doit subir un procès pour avoir trahi les Amazones et être allée dans le monde des hommes. Nous allons alors avoir plusieurs flashbacks nous expliquant comment on en est arrivé là.

 

Le monde des Amazones est un monde de paix, alors que celui des hommes n’est que violence. Pourtant, Diana est depuis toujours intriguée par ce monde, puisque c’est la seule qui ne l’a pas connu. L’arrivée de Steve Trevor n’est finalement qu’un prétexte pour l’héroïne de partir. Le personnage qui va devenir Wonder Woman devient petit à petit l'icône qu’elle est, surpassant ce clivage du monde. Morrison nous propose donc de très bonnes origines, à la fois simples et avec une vision juste et intéressante. Même si on s’attendait à peut-être plus d’audace de sa part, autre que quelques points très secondaires qui ont fait réagir les plus idiots, comme la question de l’homosexualité de Diana, l’histoire est efficace et on passe un très bon moment de lecture.

Enfin, les dessins de Yanick Paquette sont aussi très bons, et participent pour beaucoup au plaisir de lecture. Il nous propose des doubles-planches travaillées, avec un découpage visuel en lien avec l’histoire. Son style est très propre, et c’est un régal de découvrir sa version de l’Ile du Paradis, très colorée et belle, qui souligne donc l’aspect paradisiaque.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les sources d'inspiration
- Les dessins
- Le format

LES POINTS FAIBLES

- Assez classique

 

4

Efficace

Conclusion

L’album est une réussite en tout point, son seul défaut étant peut-être d’être un peu trop classique.