Chapter 1: Whole in the Head

Arkham Asylum: Living Hell (2003)

Chapter 2: Bits & Pieces

Arkham Asylum: Living Hell (2003)

Chapter 3: Cracked Up

Arkham Asylum: Living Hell (2003)

Chaper 4: Tic Toc

Arkham Asylum: Living Hell (2003)

Chapter 5: Patterns

Arkham Asylum: Living Hell (2003)

Chaper 6: Rhyme & Reason

Arkham Asylum: Living Hell (2003)

Après avoir plaidé la folie pour échapper aux accusations d’escroquerie financière, Warren White, surnommé « le Requin Blanc », est condamné à purger sa peine entre les murs capitonnés de l’Asile d’Arkham. Alors qu’il fait ses premiers pas dans les couloirs de l’institut, White commence à comprendre la signification du sourire de ce juge malicieux qui accepta trop facilement son alibi de troubles mentaux. Que faire lorsque vos compagnons de cellule se nomment Killer Croc, Poison Ivy ou Humpty Dumpty ?
(Contient les épisodes US Arkham Asylum: Living Hell #1-6)

  • ChtiDkois
    ChtiDkois

    il y a 3 ans

    Un petit numéro de batman assez décomplexé, sans vraiment de Batman dedans, âxé comme le titre le dévoile sur les "Freaks" de Gotham. Vous ne vouliez pas de la prison ? Soit. Bienvenue à l'asile d'Arkham, je vous présente votre partenaire de cellule, mais faîtes attention, on dit que les gens ici sont de fous meurtriers ... Nous voici dans l'envers du décors, et nous suivons un caïd presque lambda lâché au milieu des célèbres adversaires de notre chauve-souris préférée. L'intrigue est assez bien écrite, et jusqu'à la fin on se demande comment ce cher Mr White survivra au milieu de cette folie. C'est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur certains détenus d'Arkham, de revisiter leurs origines, d'appuyer sur la pertinence de leur folie, mais également leur origine. Après tout, et si c'était Arkham qui rendait fou ? Pour accompagner un scénario un peu dingue de Dan Slot, le dessin de Sook Ryan et les couleurs de Lee Loughridge sont parfaits et permettent d'enfoncer encore plus ce titre dans un univers plus d'un univers penchant plus vers le fantastique. Bon, on n'échappe pas à une ou deux facilités quand on cherche bien, mais globalement, c'est un agréable moment de lecture et un envers du décors qui fait du bien, une autre vision d'Arkham parmi les quelques qui ont été proposées.

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 2 ans

    Extra

Malgré le rattachement de l’album à Batman, le justicier ne fait ici qu’une brève apparition. Donc, précisons-le dès le début, ce n’est pas une histoire de Batman qui est contenue dans ce tome 45 de la collection Eaglemoss. Ce constat n’impacte cependant la potentielle qualité de l’album.

Arkham Asylum : Living Hell, le titre américain, est paru la première fois en 2003. Nous sommes donc dans l’univers classique DC. Le scénario se focalise sur un personnage inédit, Warren White, un nouveau détenu de l’Asile d’Arkham. Sa particularité est de ne pas être un super-méchant, ou un ennemi classique de Batman, mais un criminel en col blanc. Pour éviter la prison, celui qui se fait surnommer le grand requin blanc, décide de plaider la folie, et se retrouve donc en à Arkham, au milieu de toute une faune d’individus tous plus dérangés les uns des autres, dont certains que l’on connaît bien.

Le récit n’est pas une histoire de super-héros, le genre se rapprochant bien plus du fantastique/horreur. Les premières journées de White, vite renommé Viande Fraîche, vont être très difficiles. Dan Slott, le scénariste, arrive très bien à nous faire ressentir ce qu’il subit. De plus, il va introduire d’autres personnages forts, comme Aaron Cash, un gardien qui a perdu une main à cause de Killer Croc. En s’intéressant à ces différents personnages, à leurs ressentis, on a des petites chroniques de l’horreur ordinaire qui se met en place, et qui peut rappeler les vieux comics de chez EC Comics. Surtout qu’une espèce de second degré se met aussi en place, et on se retrouve à mi-chemin entre l’horreur glaçante et l’humour.

L’intrigue sur White n’est pas la seule, et on suit en parallèle une histoire policière avec les enquêteurs Harvey Bullock et Jason Blood. Elle se déroule en second plan, sans qu’on sache bien pourquoi, jusqu’au final où tout se rejoint et s’explique. L’album, qui essaie au début d’être le plus réaliste possible, vire progressivement dans le fantastique. Ça finit d’ailleurs dans un beau bordel si vous me pardonnez l’expression. Le bon côté est que si vous découvrez l’univers DC par cette collection, vous ferez vos premiers pas dans le monde surnaturel et de magie de l’univers. Le défaut, c’est que ça part assez loin dans le délire, et ça peut être assez perturbant.

Au final, on suite l’arrivée d’un nouveau détenu à l’Asile d’Arkham, et on sombre avec lui dans la folie. En cela, l’album est réussi, car on apprend à connaître ce microcosme, à saisir les relations entre les résidents, et à quel point c’est une maison de fou. On voit comment les gardiens arrivent à gérer tout ça. Et l’histoire possède un second degré qui rend la lecture très plaisante. Cependant, on se demande tout de même pourquoi Eaglemoss a choisi cette histoire dans sa collection. C’est certes un récit complet très sympa, mais ce n’est pas une lecture importante pour saisir l’univers DC, ou même Batman. C’est juste une histoire courte qui aurait pu exister en dehors de cet univers.

Pour finir, je parlerai des très bons dessins de Ryan Sook. Contrairement à ce que la couverture peut laisser penser, rien de torturé dans son style, bien au contraire. Son trait est propre, fin et assez simple. Sa grosse qualité est de dessiner des visages expressifs, ce qui aide beaucoup le récit, puisqu’il permet de ressentir les émotions des personnages. Pour une histoire qui nous mène petit à petit dans la folie, où la réalité finit par se confondre au paranormal, c’est plus que nécessaire. De plus, en bonus, on peut voir les recherches du dessinateur sur les personnages. L’album est donc du point de vue graphique très satisfaisant.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Un genre inattendu
Les dessous d’Arkham
Le dessin sympa

LES POINTS FAIBLES

Le délire paranormal
Non nécessaire à la collection

 

3.5

HihIHOHo

Conclusion

Un choix étrange pour la collection, mais un album très agréable à lire.