Steve Ocean est un océanographe amoureux de son métier et de la mer. Connu dans les médias sous l’identité de Marineman, son nom de scène en tant qu’écologiste et scientifique reconnu, Steve Ocean cache pourtant un précieux secret, qu’il va devoir révéler à la suite d’un accident en mer : il peut respirer sous l’eau. Au même moment, des révélations sur ses origines vont venir bousculer son quotidien. Qui est vraiment Steve Ocean ? Marineman l’écolo va-t-il devenir Marineman le nouveau super-héros venu des océans ? Ian Churchill propose ici une grande aventure pour lecteurs de tous âges et amoureux de la mer. Il livre une histoire passionnante, magnifiquement dessinée, qui met en scène le destin d’un homme et son combat pour l’environnement. Marineman est un comics responsable qui sensibilise avec intelligence à la beauté et à la fragilité des océans. Un message simple mais nécessaire, fondé sur des valeurs humanistes, pour une grande histoire pleine d’action, d’humour et d’aventure, prévue en deux volumes !Marineman a été nominé aux Eisner Awards 2011 dans la catégorie Meilleure Nouvelle Série.

  • FitzBDnetNation
    FitzBDnetNation

    il y a 7 ans

    Frais et rafraichissant cette petite série Glénat Comics. Pas vraiment un indispensable mais les dessins sont cartoonies donc cela peut aussi bien convenir aux grands enfants et aux adultes.

  • HSMclem
    HSMclem

    il y a 7 ans

    Super Comics en attendant une suite !

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 7 ans

    Marineman, c’est un peu ce genre de comics dont on ne sait pas trop d’où ils sortent, qui ont à priori une apparence assez kitch, un énième livre de super-héros avec un nom finissant pas « Man » pas super original. A la limite on pourrait même se dire qu’il s’agit d’un pauvre pastiche d’Aquaman ! Je pense que personne n’a échappé à la comparaison dans sa tête. En plus, la couverture avec notre ami Marineman aux muscles très saillants peut faire remonter de mauvais souvenir de la période du début des années 90. On pourrait même, enfin, s’imaginer qu’il s’agit d’un livre seulement destiné aux plus jeunes lecteurs d’entre nous. Sauf que, il n’en est rien. Ou presque rien. L’erreur ici est de se fier aux apparences, comme j’ai pu le faire pendant un moment, je l’avoue. Non, Marineman ce n’est pas ça, Marineman c’est un vrai bon comic book qui offre une vraie belle histoire passionnante et un personnage des plus attachants. Et c’est là dessus que je tiens à assister en premier, le point fort de ce comic book est avant tout pour moi son personnage principal. Steve Ocean est un mec super cool, qu’on est juste obligé d’aimer. Exit les héros torturés, les grands leaders, ceux qui se prennent pour des dieux et j’en passe, Steve Ocean est un gars normal qui vit une vie relaxe et poursuit sa passion de biologiste marin. Dès les premières pages, il apparaît comme très sympathique et attachant, droit et honnête, quelqu’un qui a toujours le sourire et profite de la vie, ce qui fait vraiment plaisir à voir. Il est aussi très humble par rapport à son secret et ses pouvoirs. Ca fait du bien de voir évoluer ce genre de personnages qui vous transfèrent une bonne donne d’optimisme et de fraicheur. Et cette sensation à son égard ne fera que s’amplifier au fur et à mesure que l’histoire avance. Ce n’est pas pour autant un personnage plat, au contraire, on le voit à quelques moments très remonté et on le ressent vraiment bien. Churchill fait du bon boulot avec les pensées du personnage, qui lui ressemblent bien, assez vraies et honnêtes, presque naïves, mais vraiment efficaces et touchantes. A un moment il nous dit simplement « là, je suis énervé », et on vit le truc, on ressent sa rage, et on sent que ça va péter ! On le voit aussi dans un contexte romantique et ça fonctionne aussi très bien. Il est là encore assez naturel et naïf, quoiqu’un peu joueur et malicieux, et on aime ça. Finalement, si ce livre vise aussi un public assez jeune, c’est parce que Steve Ocean est un vrai modèle pour les enfants et les adolescents, c’est un porte-parole vraiment intéressant. Et les plus âgés peuvent aussi en prendre de la graine, à mon humble avis. A côté de ça, c’est un petit peu moins bon pour les autres personnages qui entourent Steve, que j’ai trouvé un peu trop caricaturaux. Commençons par le personnage féminin de l’histoire, Charlie. Elle suit un schéma un peu trop classique à mon goût, la militaire de base qui est d’abord vache avec Steve et puis sympathise de plus en plus avec lui au fil que l’histoire avance et quelle apprend à le connaître. C’est peut-être un peu trop classique mais si ça reste efficace. J’ai un peu le même avis sur le meilleur ami et le général de l’armée, des personnages peu complexes avec une seule facette. Mais dans l’ensemble c’est peu gênant parce que ça sert plutôt bien l’histoire qui n’est pas très complexe non plus, et ce n’est vraiment pas le but. L’histoire justement, parlons en. La première interrogation qu’on peut avoir finalement est « Qui est ce Marineman ? », c’est la première chose qu’on peut attendre du bouquin. Et là je trouve que Ian Churchill a vraiment été bon parce qu’il ne livre pas toutes les réponses tout de suite, avant de présenter Marineman, il nous présente Steve Ocean et c’est assez astucieux. Finalement, avant la fin du chapitre 2, et même le chapitre 3, on ne sait toujours si ce Marineman est vraiment un super-héros ou s’il s’agit simplement d’un surnom. On ne sait pas non plus quel sont ses pouvoirs et ce qu’il fait vraiment. Ce choix de narration apporte un intérêt, une curiosité et une originalité à l’histoire. Un très bon point. D’autres choix de narration comme ceux des débuts de chapitres sont très sympas aussi et dynamisent bien la lecture. Pour l’histoire en elle-même, ce n’est pas forcément des plus originaux, Churchill reste là aussi dans un schéma assez classique, notamment au niveau du vilain, qui est en lien direct avec Steve Ocean, comme c’est souvent le cas dans les histoires d’origine. Mais le scénariste ne tombe pas dans le piège d’une intrigue trop téléphonée pour autant, si certains éléments sont assez prévisibles, d’autres surprennent, et vont chercher un peu plus loin que ce qu’on pouvait attendre. Les flashbacks sur l’origine du personnage sont vraiment sympas et très touchants, il y a de très belles scènes. Il est aussi intéressant de voir les réactions de Marineman à tout ce qui lui tombe dessus, comme nous, il découvre toutes ces révélations et on le vit avec lui. C’est finalement une histoire qui reste assez sérieuse, avec des thèmes qui sont loin d’être toujours enfantins, donc oui c’est un livre accessible aux plus jeunes, mais pas que. Ces éléments de l’histoire et la fin du livre ouvrent aussi des pistes vraiment intéressantes, dès ce premier volume par rapport au comportement de Steve et les changements auxquels il doit s’adapter, mais aussi et surtout pour la suite. Suite qu’on espère avoir un jour. Evidemment, l’autre axe de cette histoire c’est la mer, la biologie marine et le message que tente de faire passer Churchill. Avec Marineman, l’auteur se présente comme un défenseur de l’environnement et de la vie sous-marine et fait clairement passer son message. Clairement, mais pour autant ce n’est pas du tout omniprésent et moralisateur. C’est présent au début de l’histoire, lorsqu’on découvre le métier et la passion de Steve Ocean, et ça laisse place ensuite à l’intrigue principale de Marineman. C’est aussi là un choix inspiré. On sent que Churchill aime ce dont il parle, il est passionné et on a le droit à quelques scènes où il nous faire part de sa science et c’est vraiment intéressant à lire. C’est le cas du prologue par exemple, où il nous décrit en détails le fonctionnement de la plongée sous-marine, ou quelques pages plus loin où il nous explique comme apprivoiser un requin. Ce côté aquatique, enfin, est toujours un régal pour les yeux. Cela créer toujours une magnifique ambiance, aux dominantes bleues, et offre de très beaux décors. C’est un peu moins impressionnant que sur une série comme Fathom par exemple, ce qui est dû aux dessins je pense, mais c’est toujours très agréable, ça fait rêver et voyager. Je finis avec les dessins, qui sont bien sûr aussi de Ian Churchill. Et son style, c’est le bodybuildé, ça il faut s’y faire. J’ai souvent un peu de mal avec ce genre de dessins, et si c’est loin d’être extraordinaire pour moi, je dois avouer que là c’est plus bien passé, ça fait partie intégrante du charme de cette histoire et du personnage de Marineman en quelque sorte. Chose intéressante quand même, les proportions sont plutôt bien adaptées aux personnages, Steve est gonflé de partout, les femmes aussi au niveau de la poitrine, mais ce n’est pas le cas de tous les personnages, qui sont moins imposant quand ils doivent l’être. En dehors de cet aspect là, ce sont des dessins très ronds, très clairs, qui donnent cet aspect de fraîcheur et de dynamisme que véhicule l’histoire. C’est assez simple au final, pas trop de détail, pas trop de travails sur les traits ou les décors mais ça fait partie encore une fois de l’aspect général de ce comic book et c’est rudement efficace. J’aime particulièrement Marineman, qui en dehors du côté bodybuildé, correspond bien à ce que j’ai décrit du personnage plus haut. Il a un large sourire, un visage très sympathique, très expressif. Une bonne tête de vainqueur qu’on aime bien en somme. Le seul problème que j’ai eu avec ces dessins de Churchill, ce sont les pommettes de ces personnages ! Je sais, ça paraît très superficiel comme commentaire et ça ne pourrait être qu’un détail mais moi ça m’a marqué et gêné. Les pommettes des personnages, notamment Marineman, ont l’air d’être petits tubes tellement ils sont imposants sur les visages, à tel point que je me suis demandé à un moment si ce n’était pas spécifique à Steve qui respire grâce à ça sous l’eau… c’est à ce point là. C’est un détail, et c’est sa façon de dessiner, mais je ne comprends pas trop ce choix. Marineman est donc ce genre de comics parfaits pour une lecture estivale, c’est frais, c’est coloré, ça se lit très bien sans prise de tête et en plus de tout ça, c’est vraiment une belle lecture. Ce n’est pas seulement réservé aux enfants comme on peut d’y attendre, au contraire, les intrigues et les thèmes abordés par Churchill s’adressent à toutes les populations de lecteurs. Il est difficile de trouver quoique ce soit de négatif à ce titre qui fait exactement ce qu’il est censé faire, et de belle manière. Ne boudez pas votre plaisir, mettez vos préjugés de côté si vous en avez et partez voyagez avec Steve « Marineman » Ocean. Ca fait vraiment du bien, promis.