Arnold Stromwell et Rupert Thorne, deux barons de la pègre, se livrent une guerre pour le contrôle de la ville. Batman va tenter de sauver l'âme du premier.

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 11 ans

    Voilà encore un épisode très sérieux, très bien construit, très profond, qui démontre une fois de plus que cette série est vraiment de grande qualité. Il est toujours intéressant d’exploiter le sujet de la pègre, des gangs, des trafics de drogue, etc, à Gotham City parce que c’est quand même cela qui définit cette ville, au-delà des super-vilains qui s’y répandent comme la peste. On prend un personnage déjà présenté lors des épisodes précédents, Rupert Thorne, ce qui est une bonne chose et on avait très vite compris qu’il s’agit du nouveau roi de la pègre. Mais ce n’est pas lui le personnage principal, il s’agit d’un nouveau, Arnold Stromwell, ancien cador et maître de Gotham sur la pente descendante, qui est entrain de tout perdre. Et c’est là que l’histoire est géniale, un type comme lui qui a passé sa vie à faire le mal, à tremper dans le crime, peut-il changer ? Peut-il se racheter ? Reste-t-il encore une part d’humanité en lui qui lui ferait reprendre le droit chemin ? Comme le dit le titre, est-il trop tard ? On nous montre qu’il y a toujours des éléments dans une vie qui rattache un homme au « bien », à cette partie de lui qui reste sensible et juste. Ici il s’agit de sa famille avec son fils en premier lieu et son frère, qui s’est sacrifié pour lui étant plus jeune. Batman a perçu qu’il n’était pas trop tard pour Stromwell et a tenté de l’aider en lui faisant faire un petit voyage dans sa vie, revenir là où il a débuté en lui montrant tout le mal que cela a fait, les conséquences que cela a eu sur son fils qui est gravement malade, sur sa femme qui l’a quitté. Et bien sûr en demandant à son frère d’intervenir, pour le faire réagir et réfléchir. L’intrigue du frère et des flashbacks est surement ce qui est le mieux traité dans cet épisode. On a d’abord un bout de souvenir où on ne sait pas qui est l’autre garçon. Le souvenir s’arrêtant sur une grande interrogation : que va-t-il arriver à Stromwell ? Puis le prêtre entre dans l’intrigue grâce à Batman, on ne sait pas quel lien il a avec l’histoire. Et enfin, dans un dénouement de toute beauté on a le droit à la fin du flashback où il reste quand même une interrogation mais on a la réponse juste derrière, on apprend que le jeune garçon et le prêtre sont une seule et même personne, Mickael, le frère d’Arnold, qui s’est sacrifié pour lui sauver la vie alors même qu’il savait ce qu’allait devenir son frère. Mickael montre qu’il croit toujours en son frère et qu’il ne s’est pas sacrifié pour rien. Stomwell est touché et même plus que ca, il craque et décide de reprendre le droit chemin. Ca ne se finit pas toujours bien mais ici c’est le cas, belle morale. Effectivement, il n’est jamais trop tard. L’ambiance de cette épisode est aussi très bien maitrisée et colle très bien à la situation, quasiment aucune scène de jour, tout se passe la nuit dans les bas fonds de Gotham ou dans un restaurant italien, clin d’œil évident à tous les films de mafia. On est vraiment enfui dans un contexte de pègre et de mafia. Un petit mot sur Bullock, à peine quelques phrases et pourtant il nous sort deux perles, j’adore ce personnage. Batman est un peu mis en retrait dans cet épisode mais un de ses principes est bien mis en avant, de ne jamais jugé les criminels, toujours tout faire pour essayer de les aider jusqu’au bout et ne pas simplement leur coller une étiquette et les envoyer en prison ou à l’asile. Il sait que chaque criminel est avant tout un homme, qu’il y a toujours de l’espoir et que rien de ce qui a été fait ne peut être défait. Il le prouve de belle manière en réussissant à sauver Stromwell. Un très très bon épisode, comme je l’ai dis, bien construit, travaillé, profond, avec un personnage principal très intéressant, une histoire menée avec brio et une ambiance des plus prenantes. C’est ce type d’épisodes qui fait la force de cette série. Je dis oui !

  • Jeff
    Jeff Staff MDCU

    il y a 11 ans

    J'avoue ne pas être un grand fan des épisodes essentiellement basés sur la pègre de Gotham et malheureusement, cet épisode n'échappe pas à la règle. Alors bon oui il y a bien tout le tralala sur le passé du chef de la pègre et son histoire avec son ami qui le sauve et qui devient prêtre est assez bien géré également. Néanmoins, je dois avouer ne pas avoir trouvé l'épisode d'un grand réalisme dans le sens ou durant les flashback, l'état d'esprit des jeunes est exactement le même qu'ils ont actuellement. L'un veut avoir la ville dans sa poche et l'autre veut faire le bien. Survient ensuite le drâme et la fin du flashback. Finalement qu'en est-il de ces enfants ? Et bien exactement ce qu'ils ont dit... Autrement dit, toute une vie n'aura pas suffit à faire changer d'avis Stromwell et à côté de sa, Batman à l'aide du prêtre réussi avec quelques voltiges et quelques mots à faire plier un homme qui était jusque là totalement buté. Mouais, crédibilité zéro. Je ne sais pas, j'ai pas accroché. Son histoire avec son fils par contre était assez bien trouvé tout comme sa rivalité avec Thorne mais sans être extraordinaire. L'épisode se laisse regarder mais malgré ses tentatives de faire transmettre certaines messages, aucune émotion ne passe. Petite mention spéciale pour la scène dans le restaurant également, digne des films de gangsters (et je m'y connais) ainsi que pour finalement la morale de l'épisode qui serait qu'on peut toujours changer, qu'il n'est jamais trop tard. Juste dommage que le tout n'ait pas été un peu mieux mis en scène. Batman de son côté change de facette, c'est plus le justicier qui doit punir mais bien l'homme qui doit aider. Une partie de lui que l'on peut voir fréquemment notamment durant la période Dent/Two-Face, rien à dire, lui a été contrairement à l'intrigue principale plutôt bien géré. Un épisode finalement avec donc de bons côtés mais malheureusement une histoire il faut l'avouer, bien ennuyeuse.