Après avoir sorti des histoires se situant entre les épisodes IV et V, Panini sort ce mois-ci le tome Star Wars : Les Ruines de l’Empire qui fait suite à l’épisode VI. Plus que ça, c’est un tome qui se veut être un lien entre la trilogie originale et le film sortant en décembre comme l’indique la bannière “Voyage vers Star Wars : Le réveil de la Force”.
L’histoire qui nous est contée commence pendant la bataille d’Endor, soit à la fin de l’épisode VI. On y suit une pilote de la Rébellion pendant cet assaut puis au cours de diverses missions ou elle accompagnera entre autres, Leia puis Luke. C’est une histoire bien sympathique, on voit les personnages que nous connaissons et apprenons à en découvrir un autre. Cependant, il s’agit d’une mini-série en 4 numéros et on n’a pas le temps de s’attacher au personnage que l’on referme déjà le tome tant l’ensemble semble expédié. Greg Rucka nous a habitué a bien mieux sur ses différents travaux. Cependant, l'idée de suivre des missions plutôt courtes d'un pilote de la Rébellion pourrait faire une bonne série, mais ce n'est sûrement pas assez vendeur pour que Marvel le fasse.
On peut se réjouir de revoir Naboo avec sa nouvelle reine, qui comme Amidala en son temps, n’a pas peur de participer à l’action. C’est l’occasion de revoir aussi les magnifiques vaisseaux de la planète, vaisseau emblématique de l’épisode I. Cette mini-série est aussi l’occasion de voir rapidement ce qu’il se passe du côté de l’Empire suite à la mort de l’Empereur et de Dark Vador. Pour revenir à notre héroïne, Shara Bey, on suit, entre ses différentes missions, sa recherche de son mari, lui aussi pilote dont le nom est Dameron; et ils ont un fils. Si vous suivez l’actu autour de l’épisode VII, vous avez votre lien. Sinon, il n’y en a pas d’autres.
Du côté des dessins, ce n’est pas la folie non plus. Marvel nous avait vendu une mini-série de Greg Rucka et Marco Checchetto, qui formaient un superbe duo sur Punisher. Mais Checchetto signe à peine la moitié des planches, la faute à Marvel qui a décidé de sortir les trois derniers numéros sur trois semaines au lieu de garder le planning initialement prévu, juste pour sortir le tome relié avant la sortie du film, alors que ca n‘a aucun lien avec. Cependant, l’artiste fait du bon travail. Il est donc aidé de Angel Unzueta pour l’épisode 2 et Emilio Laiso pour le trois et quatre. Si le premier a un style qui se rapproche de Checchetto, le deuxième a un style complètement différent, ce qui fait sortir de la lecture. On a l’impression qu’il a pris des photos pour les personnages connus de la saga, c’est extrêmement troublant.
Pour finir, on se retrouve avec un tome de 96 pages pour 13€, ce qui est un prix un peu trop élévé à mon goût. Il aurait été bien de rajouter quelques bonus, même si les délais étaient courts, pour au moins espérer passer la centaine de pages. Une galerie de couvertures variantes, ça n’est pas compliqué à faire par exemple.
En Résumé
Points forts
- Marco Checchetto au top
- Un type de série qu'on veut revoir
Points faibles
- Les autres dessinateurs
- Trop rapide
- Le rapport page/prix
Alors que l'on attendait un comics qui ferait le lien entre les épisodes VI et VII, on se retrouve avec une histoire faisant suite à la chute de l'Empire. Si on suit de loin, la promotion du prochain film, rien ne fait penser à un quelconque lien entre ce tome et le nouvel opus cinématographique. L'histoire n'est pourtant pas mauvaise, c'est dommage que la lecture soit gâchée par cette promesse non tenue





Commentaires
Suivre des minis-aventures, je trouve ça rafraîchissant, ça change des longues trames où l'on se perd autant que le scénariste (surtout chez Marvel ces derniers temps).
Pour les liens avec l'épisode VII, en effet, il semble être infime. Après, j'espère qu'en voyant le film (vivement ce soir \\o/), je trouverai d'autre référence (la fin du tome peut avoir une résonance dans le film entre autre).
Pour l'édition, c'est du gâchis. Panini ne nous offre rien. Bon j'exagère, cela aurait été publié il y a un an, nous n'aurions eu aucune coupure entre les 4 numéros, là nous avons une couverture. Mais à côté, c'est creux de chez creux...
Pour pratiquement le même prix, il y a Mad Love chez Urban : un petit one shot, plein de bonus sur celui-ci, et en prime deux petites histoires bonus. Urban nous montre qu'une fan-base peut en avoir pour son argent même avec un "simple" one shot, sans être pris pour des vaches-à-lait.
Mais ceci est une autre histoire :]