La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit du premier tome de King Spawn en version annuelle, consacré à 2024 et 2025, écrit par Rory Mcconville et Todd Mcfarlane,
et dessiné par Jeremy Haun, Yildiray Çinar, Jason Shawn Alexander et Javi Fernandez. Il est sorti le 5 mars pour 29,95 euros. Il contient les titres US King Spawn #31 à 42.
La suite directe des événements survenus dans Spawn #350 (Spawn - Renaissance tome 16). Six mois ont passé... Et Al Simmons, aussi bien que ses acolytes, ne sont plus du tout à l'abri.
Privé de ses pouvoirs, Al Simmons est revenu à ses racines et a repris son entraînement. Il reste dans l'ombre, une arme à la main, et il se lance à la recherche de la seule personne susceptible de répondre à ses questions.
Après la série Spawn, King Spawn change lui aussi de format, et passe à la publication annuelle. Le titre annonce deux années, mais je ne comprends pas ce choix de Delcourt. Pour l’album Spawn 2025, nous avions les numéros publiés de mars 2024 à mars 2025, et dans ce King Spawn, nous avons ceux de février 2024 à février 2025. Du coup, nous sommes grosso modo sur la même période dans les deux albums, c’est-à-dire les conséquences des évènements du Spawn US #350 publié dans le dernier tome de Spawn Renaissance.
Du coup, nous avons un monde où les démons et les anges n’ont plus de pouvoirs. L’intrigue se lance alors que la grand-mère de Wanda a été enlevée dans l’objectif de nuire à Al Simmons. Nous avons un Spawn sans pouvoir qui doit mener un combat pour la sauver. Le principe de la série est respecté dans son minimalisme. Nous suivons Spawn en solitaire, et l’histoire est assez séparée du reste de l’univers. L’ambiance se rapproche donc davantage aux débuts du personnage.
Ce sentiment est renforcé par le fait que Spawn soit diminué. Ce nouveau statu quo permet aux auteurs de s’amuser un peu, et le peu d’influence sur le reste de l’univers permet certaines libertés. Le début de l’album peut rappeler certains films à la John Wick, avec Spawn qui affronte une armée de gardes, sans pouvoirs donc. C’est assez jouissif. Il y a même un chapitre raconté à l’envers, avec la fin au début et on remonte petit-à-petit le temps.
Pourtant, à un moment, la série bascule un peu. Il s’agit surtout d’un chapitre. Alors que la série se démarque avec peu de description et de texte “off”, ce passage fait tout l’inverse. Outre la narration plus lourde, il y a une scène assez ridicule où Cygor attrape Spawn par les pieds et fait la toupie pour qu’il tire sur les ennemis qui l'entourent (oui, ça m'a sorti de l'album). Il y a aussi quelques ficelles un peu grosses, qui essaient d’être justifiées par les pensées de Spawn.
Ces défauts n’impactent qu’une certaine partie de l’album qui reste globalement très bon, si on aime le Spawn solitaire. Il est juste dommage de ne pas avoir plus de régularité. Nous avons dans cet album plusieurs récits pratiquement complets. Donc même si l’un déçoit, les autres relèvent le niveau.
Graphiquement, plusieurs dessinateurs se succèdent, et même si la transition se voit, la qualité globale est excellente ! Ce tome de King Spawn est une très bonne lecture. La série fait son truc dans son coin, un peu à l’écart du reste de l’univers, et le fait mieux, avec une bonne écriture et de très bons dessins. Je continue à penser qu’il s’agit de la meilleure série Spawn actuelle.
Si vous désirez vous procurer ce titre et soutenir MDCU par la même occasion, n'hésitez pas à passer par ce lien.
En Résumé
Points forts
Quelques originalités
Points faibles
King Spawn est peut-être la meilleure série Spawn actuelle, du moins, celle qui se rapproche le plus du Spawn des débuts. Ce format et le nouveau statu quo font des merveilles, malgré quelques irrégularités.


Commentaires