Alors que l’année 2025 est écoulée, l’année 2026 commence déjà avec la série Marvel Television, Wonder Man. Revenons ensemble sur les adaptations de comics sortis en 2025. Une année qui a été plutôt importante importante au cinéma pour les deux gros éditeurs de comics, puisque du côté de Marvel, après une année 2024 boudée, le MCU revient avec 3 films, et du côté DC, c’est leur nouvel univers partagé qui a été lancé.
Films 2025
Captain America Brave New World
Premier film Marvel de l’année, et on commence par une déception. Sur Metacritic, Captain America Brave New World n’atteint même pas la moyenne avec un score de 42/100. Il faut dire que le film est vite oubliable. Pourtant le potentiel était là. Un président nouvellement élu, des dissensions avec d’autres pays autour d’une ressources en mers internationales, enfin la suite des évènements du film The Eternals… Mais le MCU étant le MCU, la politique n’est pas poussée très loin, et tout ça est très tiède. Un casting assez cinq étoiles quand même : Harrison Ford, Tim Blake Nelson, Carl Lumbly, Anthony Mackie, le retour de Liv Tyler… mais pourtant, rien n’est marquant.
Tout ça en plus d’une production assez compliquée où l’actualité internationale est aussi venue mettre des bâtons dans les roues. Les astres ne se sont absolument pas alignés pour ce film, qui ressemble, très probablement, très peu à sa version originale (euh, il est passé où Seth Rollins comme membre de la Serpent Society ?). Si Sam Wilson campe un bon Captain America, les effets spéciaux et par extension les scènes d’action, laissent à désirer. Et le plus gros point faible du film, c’est sûrement qu’on revient sur les thématiques et les développements de personnages déjà abordés dans la série Le Faucon et le Soldat de l’Hiver. On a déjà vu la bataille pour le bouclier et le doutes de Sam Wilson sur le fait de porter ce lourd héritage. Alors pourquoi on revient dessus ici ? Ce quatrième film sur Cap aurait dû montrer à quel point Sam est le parfait candidat pour prendre la succession de Steve et ses talents en tant que leader, pour préparer la suite des Avengers. Au lieu de ça il s’accepte enfin (et pour la deuxième fois) comme comme nouveau Cap. Bref, un film Marvel qui nous fait faire du surplace et qui passe à côté de tout son potentiel.
Thunderbolts*
Une bonne surprise qui ne m’a pas tant surpris finalement. Et oui, les différents bandes-annonces et les personnes de l’équipe créative m’ont très vite rassuré sur la qualité du film. C’est donc avec une certaine envie que je suis allé voir Thunderbolts* (chose plus vraiment constante avec le MCU dernièrement). Et je n’ai pas été déçu. Une bonne réalisation, de bons acteurs et actrices, une belle photographie, une musique mémorable, un message sur la santé mentale qui est bien traité, et pas désamorcé par des blagues ou de l’humour auto-dérisoire.
Sans forcément être dans le calibre de l’exceptionnel, tout fonctionne bien, parfois même très bien. Certains changements, notamment autour du personnage de Bob/Sentry, sont sans doute pour le mieux au vu de la nature du nouveau médium.
On évite même le piège du 3ème acte où les gentils tapent sur une armée de méchants tous indissociables les uns des autres, et à la place, l’équipe de bras cassés qui assument un peu par dépit le rôle des héros passent leur temps à sauver et secourir les habitants de Manhattan, chose devenue étrangement rare à voir dans le MCU.
Bref, une excellente addition à l’univers du MCU qui donne sans doute plus envie de revoir ces personnages-là dans Avengers Doomsday que les Vengeurs eux-mêmes.
Superman
Comme Man of Steel en son temps, les créatifs de DC ont compris que commencer son univers avec Clark Kent est la bonne marche à suivre. Encore plus que Batman, Superman représente l’essence du super-héros moderne dans sa forme la plus simple mais aussi la plus puissante symboliquement. Il fallait donc retourner aux sources du personnage, et lui rendre une certaine luminosité et le rendre bon envers et contre tout, les temps actuels étant au contraire prompts au pessimisme. Cette volonté se ressent clairement dans les choix créatifs esthétiques. Un costume aux couleurs plus claires et au slip par-dessus le pantalon, une photographie plus saturée et une musique voulant se rapprocher de la légèreté symphonique de John Williams (et en prenant une partie de son thème principal, on en reparlera un peu plus tard). Le film ne veut clairement pas créer un monde “réaliste” ou du moins crédible. On a des kaiju, une proto-Justice League, des méta-humains un peu partout, un Lex Luthor qui a des prisons quantiques remplies de singes agissant comme des haters sur les réseaux sociaux.
Bref, on embrasse un monde au-delà de notre réel pour se rapprocher des comics. Et ça c’est bien, surtout pour DC qui a passé pas mal de temps à tourner autour de la vision de Nolan, qui pour le coup est à l’opposé.
Clark Kent / Superman est sans doute dans sa version la plus fidèle au comics. Un mec sympa, à la limite de la naïveté, mais dont la force principale réside dans sa volonté de faire le bien, mais s’il échoue parfois. Alors oui, il se fait casser la gueule souvent (un peu trop même) et le film aurait mérité peut-être un combat de plus où il sort victorieux. Mais le film nous indique qu’il est invaincu depuis 3 ans, et l’affrontement final montre bien l’étendu de ses pouvoirs. La relation qu’il entretient avec Lois Lane (également bien écrite et interprétée) est sans doute le point fort du film, avec la scène de l'interview/de la dispute comme meilleure scène du film. Pas banal pour un film Superman d’avoir sa meilleur scène étant simplement deux personnages qui discutent, mais ça montre bien sur quoi James Gunn a voulu se concentrer pour cette itération.
Lex Luthor a enfin droit à une adaptation fidèle de bout en bout, un gros hater au point d’en pleurer, narcissique et intelligent, et qui est également intimidant par moment. Mister Terrific en particulier a le temps de briller, mais Hawkgirl et Green Lantern sont des additions plus sympas et qui construisent l’univers assez facilement par la même occasion.
Dans le moins bon cependant certains choix esthétiques comme les courtes focales, déforme parfois énormément les prises de vues assez étranges et qu’on voit peu dans les films de super-héros. Parfois intéressant, certains choix donnent un aspect étrange, qui fonctionne beaucoup moins bien.
Point très subjectif : la musique. Elle est pour moi intimement lié à l’identité des personnages (les leitmotivs tout ça tout ça) et reprendre le thème de John Williams pour un film à grand budget pour une version du personnage qui n’est pas Christopher Reeve relève d’un manque de confiance ou d’envie, dans le fait d’offrir une vraie identité propre à CE Superman. Et pour le rendre iconique, quoi de mieux qu’un bon thème. Thématiquement, le film réussit la plupart de ses paris : la caractérisation des personnages ou le traitement de la place de la géopolitique dans le rôle de Superman (bien que beaucoup plus complexe dans le monde réel).
Cependant, la philosophie du rejet de son héritage kryptonien dans le film est selon moi contreproductif dans le message plus global du film et du personnage de Superman dans toute son histoire. L’ode à l'acceptation d’autrui et de la différence retombe à plat, quand le Kal-El rejette son héritage de ses parents biologiques. Bien que parfaitement sensé dans le contexte du film, au vu du message laissé par Jor et Lara, un immigré (car oui Clark est bel et bien un) ne devrait pas détruire son passé afin de pouvoir s’intégrer dans son pays/famille d’adoption. Les bienfaits d’un brassage culturel et sociétal ne pourraient pas exister si toute personne devenait une copie carbone des autres. Le choix (qui est très John Byrne dans l’esprit, car c’est dans son run que Clark devient plus patriotique qu’il ne l’a jamais été, hormis en temps de guerre mondiale) de rendre les parents biologiques de Kal-El mauvais ou du moins en dehors de nos mœurs, vient contredire la puissance du message historique du personnage.
Oui, même un alien avec une partie de lui clairement kryptonienne peut-être aussi bon et humain en esprit et en valeurs, au point de devenir un exemple pour l’humanité.
Donc même si tout n’est pas parfait avec ce film, je retiens qu’on est dans une bonne direction pour le personnage, et qu’il a redonné un peu de hype, en espérant qu’il redevienne LE symbole de DC, parce que bon Batman a eu son moment (voir ses décennies) de gloire, il serait temps que le public hors-comics se rende compte, que non, Superman n’est pas un héros trop puissant et inintéressant, bien au contraire.
Fantastic Four: First Steps
Depuis les années 90, que ce soit la Fox et Marvel Studios (ou même le film jamais sorti de 94), se sont essayés à adapter la première famille de Marvel. Une tentative par décennie donc qui sont au mieux ok, au pire mauvaise.
Mais cette fois-ci fini l’époque moderne, on part pour un passé ou plutôt un présent alternatif à l’allure rétro-futuriste, où tout à l’apparence de la vision du futur que les gens avaient dans les années 60. Niveau décors, ambiance et photographie on met donc l’accent sur les couleurs, sur des tons plus chaud, et tout à la gueule du siège du parti communiste français et c’est très joli et ça a le mérite de changer de ce qu’on voit d’habitude. Pour cette Terre 828, l’aspect esthétique est réussi, mais est-ce que la substance est là ?
Et bien oui et non. Sue, Reed, Johnny et Ben sont bien réussis et bien interprétés. On montre leur qualités mais aussi leur défaut, chacun à un rôle dans l’équipe, et avoir passé leur origin story est un bonne, qui permet vraiment d’assister à la vie quotidienne de cette famille dans son nouveau quotidien, avec l’arrivée prochaine de l’enfant de Reed et Sue. On aborde les difficultés émotionnelles de Reed, on montre que Johnny est intelligent et pas juste un casse-cou, Sue œuvre à la paix dans le monde via la diplomatie… Seul Ben est un plus en retrait par rapport aux autres en termes de développement que les autres, et c’est un peu dommage car le peu qu’on voit montre avec justesse la mélancolie et la douceur habituellement liées au personnage.
Galactus est un grand mec violet et c’est tout que je demandais donc c’est parfait (et la voix de Ralph Ineson est terrifiante donc rien à redire) et la Surfeuse d’Argent, bien qu’avec un arc prévisible (chaque Surfeur doit trahir Galactus à un moment donnée, ça fait partie des constantes du multivers) le personnage capture bien l’essence de l’horreur cosmique inévitable que représente Galactus et le sentiment de culpabilité qui va avec pour celle qui est condamné à condamner le reste de l’univers.
Mais malgré mes éloges, le film peine à marquer les esprits. Le box-office est plus important que pour Thunderbolts* sorti 3 mois avant, mais les critiques un peu plus mitigées, mais globalement plutôt bonnes. Les images coupées au montage auraient sans doute rembourrer le film avec un peu plus de matière. Le film, un peu en dessous des deux heures aurait gagné à rajouter un peu plus de choses, un peu plus prendre son temps avec différents personnages et un poil étoffer un tout nouvel univers que nous ne connaissons pas. Tout passe assez vite, et le rythme du film est à la limite de la précipitation, donc on ne s'ennuie jamais, mais les moments plus lents, plus naturels, plus contemplatifs manquent un peu. Malgré un bon film, Les Quatre Fantastiques n’a pas été ce qui a relancé la machine Marvel, faute à une certaine lassitude peut-être (ce qui expliquerait les faibles recettes pour les films Marvel de cet année). Je pense qu’il manque peu au projet pour qu’il se démarque vraiment, et la concurrence de Superman n’a pas aidé non plus.
Séries TV 2025
Your Friendly Neighborhood Spider-Man Saison 1
La bonne surprise de cette année pour ma part, car je n’étais vraiment pas emballé par le style d’animation. Et pourtant, la saison 2 fait partie de mes projets les plus attendus cette année, surtout côté Marvel. Car cette nouvelle adaptation, passée une introduction des pouvoirs un poil trop complexe pour la simplicité habituelle de l’araignée radioactive/génétiquement modifiée. Mais c’est un élément qui sera assez bien conclut finalement donc je n’en tiens pas trop rigueur.
Et pour le reste, ben je dois dire qu’on est sur du bon, voire du très bon. Les personnages sont attachants, et leurs évolutions sont bien amenées et intéressantes à regarder. Les scènes d'action sont parfois brutales, parfois épiques, de temps en temps drôles, et l’animation s’avère être pertinente pour des combats assez frénétiques et remplis de voltige. Et hormis quelques décors un peu vides de monde, notamment dans les rues de New-York, j’ai fini par apprécier ce style d'animation, qui mélange des sensibilités mode et rétro.
Placée dans un scénario un peu What If du MCU, où Norman Osborn remplace Tony Stark comme mentor de Peter, la série profite de ces déviations (et du fait de pouvoir utiliser tous les personnages qu’il souhaite, Sony n’ayant pas les droits sur les adaptations télévisuelles) pour proposer des personnages très reconnaissables de la mythologie Spider-Man, encore inédits dans le MCU.
Donc que vous soyez fan ou non du personnage, je suis sûr que vous allez trouver votre bonheur avec cette première saison. Et si comme moi, le style d’animation vous inquiète un peu, je vous assure que les qualités de la série vous feront oublier, voire même vous feront apprécier ce style.
Daredevil Born Again Saison 1
Cette première saison de la renaissance de Daredevil dans le MCU revient de loin. Après un revirement créatif complet, il a fallu combiner deux visions créatives pour créer une saison qui paraît cohérente. Et même si les différence sont notables, elles ne sont généralement pas gênantes et on ressent peu d’écart qualitatifs (que ce soit dans un sens ou dans l’autre) mise à part peut-être dans les scènes d’action, qui est sans doute l’exemple le plus visuellement variable en fonction des personnes qui la réalisent.
Matt comme Daredevil ont leur moment pour briller, que ce soit dans les combats ou dans les salles d'audience. Charlie Cox est toujours aussi excellent dans le rôle et suinte le charisme. Le Punisher, Karen, White Tiger, Fisk et Pointdexter sont également des excellents points des épisodes dans lesquels ils apparaissent. Que ce soit des épisodes plus légers, ou lourds de conséquences, les personnages arrivent à correspondre au ton voulu de l’épisode et permet d'apercevoir des facettes multiples de Matt ou de Fisk, les plus deux grosses réussites de ce reboot.
Après tout n’est pas rose non plus. La photographie n’est vraiment pas au niveau de la série Netflix, et la qualité d’écriture bien que bonne, souffre de la comparaison avec sa grande sœur qui avait une excellente écriture, et peut-être aussi un poil plus d’ambition et de soin dans sa présentation. Certains personnages comme Heather, BB ou Daniel varient entre le sympathique et le moyen. Mais je soupçonne qu’ils soient les reliques de la première version créative de la série.
Les deux derniers épisodes de cette saison sont apparemment 100% de la nouvelle version et il est vrai qu’on sent un rapprochement vers ce que faisait la série Netflix en son temps, et c’est aussi en partie grâce à ça que je suis autant intrigué par la saison 2. Outre le développement du scénario qui est amené vers une conclusion de saison 1 assez alléchante quant à la suite, le bond en qualité entre l’ancienne et la nouvelle créative est globalement un pas dans la bonne direction.
L’ancienne équipe créative a eu aussi ses réussites, comme le personnage d’Hector Ayala et son épisode dédié qui est très bon. Mais je dois avouer que je suis curieux à l’idée de découvrir une saison plus cohérente dans son intention artistique, car je ne doute pas que ce sera plus que bénéfique pour la qualité générale de cette série. Le premier teaser de la saison 2 sorti au moment où j'écris ces lignes me conforte dans cette idée, donc on croise les doigts.
Ironheart
Première et pas dernière des séries Marvel Disney+ sacrifiées par le marketing, Ironheart n'est pourtant pas trop mal. Un casting plutôt bien fourni, avec Anthony Ramos et Alden Ehrenreich, menée par Dominique Thorne pour des personnages, bien que sans grande originalité, efficaces. Quelques idées et moments de mise en scène plutôt sympa sont présents dans les épisodes, et dieu merci, les armures sont de nouveau des éléments plus tangibles. Fini la nanotechnologie qui pourra aussi bien être de la magie. On revient sur du métal qui clic, clac et autres onomatopées. On fait avec les éléments du bord, un peu de débrouille et ça donne des armures avec une vraie personnalité et qui ne sont pas surpuissantes, donc qui permettent de garder un certain danger pour Riri.
Établir une IA avec comportement plus humain est aussi une bonne idée et permet d’avoir plus de répondant qu’un Jarvis ou une FRIDAY, et le méchant Hood est plutôt efficace, effrayant sans être trop surpuissant et aux motivations certes néfastes mais avec un fond de tragédie pour éviter la caricature de méchant très méchant.
J’ai en particulier apprécier la fin qui sait déjouer certaines attentes qu’on souvent vis-à-vis des productions MCU et super-héroïques en général. Par contre, introduire le M (on évite les spoilers le plus possible) de cette manière est un choix intéressant et potentiellement suicidaire pour le futur du personnage dans le MCU. On verra bien.
Mais il faut aussi dire que cette première saison a des longueurs, quelques personnages pas vraiment intéressants et est toujours coincée dans ce format bâtard de 6 épisodes qui sont pas très long. Donc faites-nous soit un film de deux heures, soit une série de 8-10 épisodes plus conséquents. Parce que là, aussitôt arrivée, aussitôt reparti.
Peacemaker Saison 2
Une deuxième saison mieux notée sur Metacritic que la première, je ne comprends pas trop pourquoi. Ce qui aurait pu être un film de deux heures se retrouve étiré sur 8 épisodes. Si le travail des personnages est toujours aussi intéressant, notamment autour de Peacemaker lui-même et son rapport à sa famille (le point fort de la première saison également), le dénouement de leur arc avec le flash-back sur le bateau relève être une piètre conclusion émotionnelle de cette relation via une scène qui aurait été plus intéressant lorsqu’elle uniquement mentionné et non pas montrée. L’amour c’est comme l’horreur, parfois pour que ça soit plus puissant, il faudrait moins en montrer.
L’intrigue principale tourne autour de deux axes : la terre parallèle et la traque de Christopher par l’ARGUS. La terre parallèle était un terreau fertile pour plein de scènes intéressantes autour des meilleurs atouts de la série, mais on ne passera que très peu de temps dans cette terre-là pour construire quoi que ce soit de pertinent sur la durée. Le peu fait était pourtant prometteur. Côté ARGUS, Tim Meadows est une fantastique addition au casting et Michael Rooker représente bien le côté vraiment étrange des écrits de Gunn. Mais au-delà de ça, on n’avance pas beaucoup, avec notamment un épisode de milieu de saison qui ne fait pas avancer l’histoire du tout, on se retrouve au même point en début et en fin d’épisode.
La série n’exploite pas bien ses meilleurs aspects, peine à offrir un scénario qui fait bouger les choses, et conclut sur un cliffhanger beaucoup trop hypé (je ne blâme pas la série en elle-même pour le coup, mais Gunn devrait vraiment réfléchir quand il fait certaines déclarations), qui fait plus avancer l’univers que ses propres personnages. Sans être mauvais, cette deuxième saison aurait bénéficié du less is more (je suis encore dans ma période “For sure”, on dit merci à Manu), en se concentrant sur un axe de scénario.
Marvel Zombies
Parmi les nombreuses sorties du MCU sur Disney + cette année, il y a cette mini-série en 4 épisodes qui fait suite à l’épisode 5 de la saison 1 de What If…? (oui, ça commence à remonter).Honnêtement, le projet est oubliable. C’est divertissant, mais sans plus ; les auteurs font de leurs mieux pour proposer une histoire intéressante et des relations de personnages qui captivent, mais c’est très basique comme histoire et on n’est pas vraiment impliqué par ce qui se passe. On est encore trop ancré dans la formule de base du MCU pour une situation qui se veut apocalyptique, l'humour en ressent encore trop. On ressent le plus l’aspect désespéré sur la fin avec le combat final qui se veut épique, mais ironiquement manque d’ampleur, et la fin finit en queue de poisson, on se demande où ils veulent aller ? Surtout quand il n’y a pas de saison 2 annoncée. La série reprend la même patte graphique que What If… ? donc si on n’est pas fans de la proposition, ça ne va pas changer. Et pour ma part je n'ai jamais été séduit par ce style, qui se veut trop réaliste dans son design, mais mélangé à des mouvements cartoonesques qui viennent clasher avec le reste. Les décors sont plutôt beaux, mais les personnages font assez faux et lisses.
Dans les points à noter, la promesse d’être violents et sanglants est tenue. Enfin, ça n’est pas non plus ultra violent, et en comparaison à Invincible dans le même genre, on en est loin en termes de gore, surtout quand on compare au matériel de base qui était beaucoup plus dégueulasse. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des pics d’idées par moment (la scène du banquet, je n’en dirais pas plus). C’est une occasion plutôt décente de mettre en avant les personnages introduits dans les phases 4 et 5 que le cinéma n’a jamais vraiment mis en avant, et d’avoir des clins d'œil à ces films et séries TV où le grand public ne semble pas avoir adhéré. Mais avec trop de personnages et trop peu de temps, l'effort paraît vain et trop tardif.
Point positif, c’est court et ça se dévore en une soirée si vous n’avez pas grand-chose à faire et que vous êtes assez fans du MCU.
Invincible Saison 3
Très bonne saison pour Invincible, je serais même tenté de dire la meilleure de la série pour le moment. La série continue à gagner en maturité avec des petits ajouts au scénario, qui apportent un peu de nouveauté pour les fans de longues dates. L’animation garde ce côté rigide durant les dialogues et les moments moins importants, mais réussit à être bien animée quand il le faut et à retranscrire la violence des scènes. Il n’y a qu’à prendre le combat avec Conquest, qui pour le coup, a de la gueule et ajoute quelques éléments au personnage encore plus morbide que dans le comics.
Niveau voix et jeu, toujours aussi bon et remplit de noms assez prestigieux, Aaron Paul est particulièrement bon, dommage qu’il en rempile par pour les suivantes. Par contre, mettre un peu du budget des talents dans l’animation ne serait pas du luxe à mon avis. Grand du fan du comics, je ne peux pas dire être surpris, l’adaptation étant assez fidèle, mais on retrouve bien l’essence de Kirkman dans l’écriture et transposer d’un médium à un autre n’est pas toujours chose facile donc bien joué, moult adaptations se sont cassées les dents sur cet exercice. Les personnages gagnent en nuances et profondeur, et on arrive à un point, où grâce au temps passé avec les personnages, on finit par avoir de l’affection pour quelques personnages très très gris moralement, donc c’est que la sauce prend et c’est très bien !
La série commence vraiment à avoir son rythme de croisière. On adapte le contenu des tomes 5 et le début du 6 en intégrale. Les spectateurs habitués ne seront pas dépaysés mais le meilleur reste à venir.
Eyes of Wakanda
Dans la famille des séries MCU sympa mais oubliable je voudrais Eyes of Wakanda… Et oui, à nouveau Marvel Studios a décidé, tel un collégien qui a la flemme, de faire ses devoirs au dernier moment et de promouvoir la série très peu de temps avant sa sortie. Série d’anthologie oblige, il y a du bon, du moins bon et du entre les deux. Même si un peu similaire au style graphique de What If?, Eyes of Wakanda apporte quelques variations qui sont pour moi bienvenues. Des personnages et des décors un peu plus stylisés changent beaucoup et servent la nature plus éloignée des récits qui se passent entre il y a plus de 3000 jusqu’à il y a une centaine d’années.
Le format de 25 minutes par épisode aide au rythme et à facilité de visionnage. J’ai en particulier apprécié l’épisode 2 centré sur la guerre de Troie et l’épisode 3 avec un Iron Fist (j’aime bien Iron Fist). Les deux autres épisodes sont aussi plutôt sympas mais dans son ensemble, je ne dirais pas que la série est un indispensable, mais elle s’en sort bien mieux que Marvel Zombies selon moi.
Gen V Saison 2
Comme pour Daredevil Born Again, Gen V saison a eu son lot de complications durant son développement. L’acteur Chance Perdomo est décédé dans un accident de moto peu de temps avant le tournage. Il a fallu donc réécrire le scénario puisque le choix a été fait de ne pas recaster le rôle. Et l’intégration de cette réelle tragédie est plutôt bien traitée. Le père d’Andre (le personnage de Perdomo) prend une part plus importante dans les évènements de cette seconde saison et aborde la question de deuil et ce qui vient après avec un aspect malheureusement sincère. Il noue une relation assez amusante avec Emma autour de ce deuil partagé qui donne des scènes drôles et touchantes.
Marie quant à elle se retrouve dans un arc un peu cliché qui va vite devenir assez redondant et aurait mérité d’être expédiée plus rapidement, peut-être pour se concentrer sur la relation avec sa sœur. Sam n’est plus aussi central dans l’intrigue mais son personnage évolue tout de même, et d’un manière plutôt naturelle au vu du peu de temps d’écran qu’on lui accorde. La vraie réussite de cette deuxième saison, c'est Godolkin. Il est interprété en grande partie par Hamish Linklater (j’en dis pas plus), excellent acteur qui arrive à insuffler un véritable côté dérangé et dérangeant dans le personnage, tout en ayant suffisamment de charisme pour qu’on ne puisse quand même pas détourner le regard. Un changement majeur avec le personnage fait que la conclusion de ce personnage ne se fait pas avec cet acteur (chut chut, pas de spoil) et c’est très dommage et gâche un peu l’aura de Godolkin.
L'intrigue n’avance pas autant et avec autant de fluidité qu’en première saison, et tous les personnages ne sont plus forcément aussi bien utilisés qu’auparavant. Cette deuxième est un peu plus brouillonne et moins maline dans ses idées et dans son exécution mais elle reste quand suffisamment bonne pour mériter un visionnage si vous êtes fan de l’univers.
L’univers The Boys qui continue d’avancer avec les évènements Gen V saison 2 et la cinquième saison de The Boys devrait rattacher quelques wagons Gen V à la série mère. Du moins je l’espère, parce que cela devrait avoir de sacré conséquences pour la suite.
Alors selon vous, cette année, bon ou mauvais cru pour les adaptations de comics ?













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