Et c'est parti pour une nouvelle review des aventures de Conan. Les tomes passés au crible cette fois sont les 9 et 10, nommés respectivement "Le sang des dieux" et "La citadelle pourpre".
Comme précédemment, l'édition d'Hachette est très intéressante pour les novices de cet univers. L'intro permet bien de resituer les épisodes du jour et d'en apprendre un peu plus sur les coulisses de leur création. L'article à la fin permet quant à lui d'en découvrir plus sur le continent où se déroule les péripéties du barbare. Bien sûr, c'est un plus d'avoir une galerie de couvertures, tant celles-ci sont belles.
Rentrons maintenant un peu plus dans les détails.
The Savage Sword Of Conan 9 - Le Sang des Dieux
On attaque ce numéro directement avec la fin de la saga entamée dans le tome précédent. Cette fois-ci, c'est plus agréable à lire. La tension monte rapidement aux vues des enjeux. Conan et son allié Balthus sont les derniers remparts d'une terrible invasion picte, se placant ici en protecteurs de la veuve et l'orphelin. Tous les ingrédients sont là pour faire de cette histoire un bon moment: tragédie, action, tension, bravoure. Le déroulement des évènements est d'ailleurs très bien rythmé. Ce genre d'épisode fait un peu regretter de ne pas avoir la suite directe (dans l'ordre chronologique pour notre héros) mais ça reste rare.
Arrive ensuite le récit "Le Sang des Dieux". Et là, c'est le drame. C'est cette partie qui prend le plus de place dans le tome 9 et malheureusement, ce n'est pas la plus intéressante. Il n'y a pas d'éléments vraiment marquants. Conan essaye juste de sauver sa peau. Un peu comme d'habitude me direz-vous mais là, pas d'éléments mystiques, pas de poésies, pas de menaces réelles. Le Cimmérien n'a qu'un demi-géant qui n'est pas charismatique pour un sou et un allié qui ne le restera bien évidemment pas. Le retournement de situation était bien trop prévisible. Peut-être suis-je passé à côté mais sincérement, ça ne marquera pas les esprits comme "La Tour éléphante" par exemple.
Heureusement, la dernière partie, bien qu'assez courte, se révéle très originale. Conan n'est pas vraiment le centre du récit. C'est une prêtresse qui raconte l'histoire de sa vie à sa fille et comment elle a rencontré le barbare dans sa jeunesse. Cette fois-ci, il nous la joue gentleman puisqu'il va bien sûr sauver la princesse magicienne (pas si faible quand même) de sa tour, emprisonnée par un terrible sorcier. Mais c'est justement le point de vue de celle-ci qui rend tout ça plus dense qu'un simple sauvetage. La morale présente est celui du dilemme entre choisir l'amour ou son devoir. Ce conte devant servir à sa fille pour lui faire prendre le "bon choix" dans sa propre vie. Même si soupçonnée, la révélation de fin est assez sympa pour Conan. À noter que les planches ici sont très agréables à l'oeil, un chef d'oeuvre.
Et voilà, pas de moitié de saga cette fois. On peut passer à la suite.
The Savage Sword Of Conan 10 - La citadelle pourpre
La structure de cet ouvrage est plus différente que d'habitude. On a là 2 grandes histoires complètes et c'est tout. Pas de coupures, tout est contenu là-dedans.
"La citadelle poupre" débute l'ouvrage. Ici, Conan est déjà Roi. C'est une adaptation d'une des premières histoires de Robert E. Howard, le créateur du personnage. La sorcellerie est bien là cette fois. Le roi sera déchu de son trone et trouvera l'aide d'un magicien pour l'aider dans sa quête de liberté et de vengeance à l'égard de celui qui le mit à terre, encore un sorcier. On suit le barbare du nord dans toutes les étapes de la reconquête: bataille épique où on admire la tenacité du héros, emprisonnement et libération montrant un destin lui étant favorable et sa capacité tactique pour défaire son ennemi. Même si il garde les traits qu'on lui connait, Conan est bien plus mature ici.
Mais ce n'est qu'une mise en bouche, le gros morceau qu'est le "Couteau de flamme" suit. Cette fois, c'est une suite d'une aventure parue dans le tome 6. Je précise qu'il n'est pas essentiel de l'avoir lu pour comprendre l'ensemble (et puis un mini résumé se trouve dans l'intro).
Et là, c'est un festival de régalade. Beaucoup de suspense, de rythme. Les ennemis sont cette fois très charismatiques, ainsi que les personnages secondaires: Conan n'est pas la seule "star" du récit. Il y a même un côté très James Bond à l'histoire. On a une cité secrète dirigé par un homme souhaitant dominer le monde. Ajouter à ça, les phases d'espionnage, de déguisement, les belles femmes, la résolution finale et tout le reste, et ça vous donnera le parfait hybride "Conan / James Bond". Je souhaiterai même une adaptation ciné de cette saga. Vraiment, c'est une très bonne histoire pour tout type de lecteurs.
En conclusion, je pense que, même si vous ne faites pas la collection entière, ce numéro 10 peut très bien s'acheter "seul". C'est une bonne lecture bien complète sur le personnage de Conan.
En Résumé
Points forts
- Les planches
- L'action
- Le "Couteau de flamme"
Points faibles
- Certaines menaces peu charismatiques
- Le "Sang des Dieux"
Malgré le fait que les sagas soient plus longues, certaines sont moins intéressantes et poétiques que par le passé. Reste l'action bien présente.




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