La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit du tome 1 de Rat City, écrit par Erica Schultz, et dessiné par Zé Carlos. Il est sorti le 22 octobre pour 32,95 euros. Il contient les titres US Rat City #1 à #12.
Un incroyable univers cyberpunk voit le jour avec cette nouvelle série, créée par Todd McFarlane, écrite par Erica Schultz (Moon Knight: Black, White & Blood) et dessinée par Zé Carlos (Captain America, Strange Academy).
2107 - Un futur ravagé par la guerre où des soldats transformés en cyborgs mènent des combats aussi violents qu'inutiles. Peter Cairn est un ex-soldat, amputé des deux jambes. Il dispose cependant de pouvoirs inimaginables grâces aux nanites (des nano-robots) qui activent ses prothèses de jambes. Des nanites d'un genre un peu nouveau, puisqu'ils sont mus par des pouvoirs qui empruntent autant à la magie qu'à la science...
Le truc marrant avec Rat City est que lorsque l’on a l’album dans les mains, son lien avec l’univers Spawn n’est pas totalement explicite. Le mot Spawn n'apparaît d’ailleurs nulle part, on a juste le personnage sur la couverture qui rappelle Spawn, et surtout le titre, Rat City, nom de la rue dans laquelle Al Simmons se réfugie de retour sur Terre, après son pacte avec Malebolgia. L’autre chose étonnante est le format de l’album : douze chapitres contenus, faisant le lien avec le nouveau format annuel de la série régulière. Et surtout, ce genre d’album n’existe même pas aux Etats-Unis !
Rat City est un comics de science-fiction se déroulant au début du XXIIème siècle. Le lien avec Spawn est inexistant lorsque commence l’histoire. Nous suivons un ancien soldat qui a perdu ses jambes, et se fait proposer des prothèses. Misère humaine, modifications corporelles, pouvoir de grandes entreprises… Pas de doute, il s’agit de cyberpunk ! Et d’ailleurs, c’est du très classique au début. Il va alors se passer un incident que l’on connaît bien, provoqué dans le passé par Al Simmons. Peter, notre héros, va se retrouver avec des pouvoirs qui font penser à ceux de Spawn.
Le concept de base est plutôt malin, et permet de projeter dans l’avenir l’univers de Spawn. La nature des pouvoirs reste mystérieuse, et on se demande où tout ça va aller. Peter va vite se faire un allié, et c’est lui qui raconte l’histoire. C’est peut-être le défaut de la narration, d’avoir quelqu’un qui nous raconte tout, mais c’est le propre de Spawn.
Si au début, la série a du mal à trouver son rythme, elle finira par le trouver lorsque le costume fera son apparition. Peter et son allié se font traquer, et cette fuite en avant permet de nous tenir en haleine. L’album a un petit côté série B, mais là encore, rien d’étonnant pour du Spawn. Certains passages sont très violents. Les personnages secondaires se dévoilent, et annoncent des choses intéressantes pour la suite, notamment le grand méchant de l’histoire.
Rat City est une série de cyberpunk assez classique dont l’originalité vient vraiment du lien avec l’univers Spawn. Aucune nécessité de connaître la série principale, elle peut être lue et plaire indépendamment du reste. Cependant, les amateurs de Spawn seront plus attentifs à certains éléments à potentiel. Les dessins sont clairement à la hauteur, avec un très bon dessinateur. Et même si certains passages sont moins réussis, l’album reste globalement de bonne facture.
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En Résumé
LES POINTS FORTS
- Concept de départ- Les dessins
- L'ambiance inédite pour du Spawn
LES POINTS FAIBLES
- La voix off- Cyberpunk assez classique


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