La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit du Carnaval des cadavres, écrit et dessiné par Mike Mignola. Il est sorti le 15 octobre pour 17,50 euros.
MIKE MIGNOLA EST DE RETOUR ! Il se renouvelle magistralement avec ce nouvel opus TRÈS attendu au titre intrigant ! Cette anthologie regroupe sept contes fantastiques et folkloriques, entièrement réalisés par le papa de HELLBOY !
Ces histoires étranges et charmantes sont toujours pleines de fantaisie. Il y est question du coeur battant d'un sorcier mort, d'une fille pirate qui conclut un pacte avec le diable ou d'un jeune garçon qui remporte un trophée au cours d'un jeu où il côtoie des morts-vivants. Le parfait point d'entrée pour les fans de Hellboy, et aussi pour les nouveaux lecteurs qui découvriront le talent de Mike Mignola.
A la fin de l’album se trouve un texte de Mike Mignola, où l’auteur explique sa démarche. Maintenant que la série Hellboy est derrière lui, et que cet univers est pratiquement conclu, il se demandait quoi faire. Sa réponse est toute simple : raconter des histoires. Et dessiner ! Tant mieux pour nous, car son dessin est rare. Mais il se considère aussi un peu à la retraite, et donc il a une volonté de faire ce qu’il a envie de faire, sans se prendre la tête. Du coup, cet album est un recueil de petites histoires créées par Mignola, mais inspirées de contes et légendes de notre monde.
Pourtant, ne vous y trompez pas, l’auteur souhaite vraiment créer un nouvel univers. D’ailleurs, toutes les histoires se déroulent dans un seul et même univers, et ont parfois quelques liens légers. En tout, cet album contient 8 récits, de longueurs différentes, mais certaines sont vraiment très courtes. Mignola joue avec le bizarre et l’étrange. Tout est possible, il n’y a donc peu d’attente sur les histoires, et on se laisse porter par l’ambiance.
Par exemple, la première histoire qui a donné envie à Mignola de se remettre à l’ouvrage, peut se résumer ainsi : un orphelin part en vadrouille, rencontre des squelettes, gagne un bras en os qui lui sert à combattre des seigneurs de guerre vampires… Heureusement, la qualité des dessins de Mignola fait que ça fonctionne. C’est bizarre, mais c’est ok. Après cette histoire, l’auteur s’attaque à un gros morceau puisqu’il raconte l’histoire de la création de son univers. Pourtant, c’est expédié en quelques pages, et grâce à ce mythe, il définit sa nouvelle mythologie.
Toutes les autres histoires sont dans la même veine. Il s’agit de courtes histoires de fantasy médiévale qui enrichissent ce jeune univers. L’ambiance est du pur Mignola, avec des histoires de fantômes, de sorcellerie… et un canard qui parle. Le conte oral est d’ailleurs très présent, avec souvent des personnages qui racontent les histoires. Nous sommes donc bien dans le domaine des légendes.
Mignola part dans une nouvelle direction, mais pas trop non plus. Nous restons dans des histoires sombres et fantastiques. Si ce recueil se lit sans déplaisir, il n’y a pas non plus de grosses surprises pour ceux qui connaissent bien l’auteur. Son style s’est encore plus épuré, et les bonus à la fin permettent de découvrir de très beaux crayonnés. Je suis quand même très curieux de la suite qu’il va donner à cet univers, qui peut offrir de belles histoires.
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En Résumé
LES POINTS FORTS
- Mignola au dessin- L'ambiance
- Des contes et légendres
LES POINTS FAIBLES
- Ça reste du Mignola


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