CIVIL WAR T01

Synopsis

Mark Millar, J.M. Straczynski, Steve McNiven, Humberto Ramos…

Un événement tragique impliquant des super-héros divise l’opinion publique et contraint le gouvernement à adopter la Loi de Recensement des Surhumains. Tandis qu’Iron Man rallie ceux en faveur de la mesure, Captain America prend la tête de ceux qui la rejettent. Une guerre civile éclate alors entre les justiciers…
(Contient les épisodes US Civil War (2006) 1-7, Amazing Spider-Man (1963) 529-537, New Avengers: Illuminati (2006) 1, Fantastic Four (2003) 536-537, New Warriors (2005) 1-6, Civil War: The Confession (2007) 1, Captain America (2004) 22-25, New Avengers (2004) 21-25, Wolverine (2003) 42-48, Civil War: Choosing Sides (2006) 1 et Civil War: The Return (2007) 1, précédemment publiés dans MARVEL POCHE : CIVIL WAR 1-3 et 6, MARVEL POCHE : AMAZING SPIDER-MAN PAR STRACZYNSKI 6, MARVEL OMNIBUS : NEW AVENGERS 1 et MARVEL DELUXE : CIVIL WAR PRELUDE)

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Les avis (2)

  • L'Omnibus Civil War Volume 1 est un pavé spectaculaire qui regroupe l'un des événements les plus cultes, politiques et mémorables de l'histoire de Marvel. Le récit principal de Mark Millar, qui oppose Iron Man et Captain America sur la question du recensement des super-héros, brille par sa tension dramatique et ses dilemmes moraux passionnants. Cet imposant recueil permet de plonger au cœur du conflit en intégrant de nombreuses séries annexes indispensables qui enrichissent considérablement l'univers. On y découvre avec plaisir l'impact dramatique de cette guerre civile sur le quotidien de Spider-Man, des Quatre Fantastiques ou encore de Wolverine. Les dessins de Steve McNiven et des différentes équipes artistiques de l'époque sont d'une qualité globale impressionnante et renforcent l'aspect cinématographique de l'œuvre. C'est une anthologie incontournable pour les collectionneurs et les fans absolus, offrant une immersion totale dans un chef-d'œuvre éditorial qui a redéfini Marvel pour les décennies suivantes.
  • Un séisme éditorial absolu : voilà l'empreinte indélébile laissée par Mark Millar et Steve McNiven lorsqu’ils ont orchestré le crossover Civil War. En balayant définitivement le manichéisme classique des super-héros, ce récit transpose les traumatismes politiques du monde réel dans un univers Marvel fracturé en deux blocs idéologiques. Ce premier volume au format Omnibus s'impose comme une pièce d’orfèvrerie indispensable ; il ne se contente pas de compiler la mini-série principale, mais tisse une fresque tentaculaire à travers les prologues et les séries majeures comme Amazing Spider-Man ou Captain America. Dès l'électrochoc du drame de Stamford, la tension dramatique ne cesse de grimper, opposant la liberté sauvage de Steve Rogers à la vision sécuritaire d'Iron Man. La force magistrale du scénario réside dans cette impasse morale où chaque lecteur est sommé de choisir son camp, déchiré entre deux visions viscéralement légitimes de la justice. Visuellement, la claque est colossale tant le trait hyper-détaillé et cinématographique de Steve McNiven confère un réalisme saisissant à cette guerre fratricide. Chaque double page explose d’une violence psychologique et physique rare, sublimée par des encrages et des compositions d'une puissance iconique folle. L'écriture chorale de Millar excelle à capturer le point de bascule intime des icônes de la Maison des Idées, de la mise à nu publique de Peter Parker aux confessions déchirantes des leaders. C'est cette alchimie parfaite entre thriller politique, tragédie intime et action totale qui hisse cet événement au rang de jalon historique du comic book moderne. Quarante ans après les grands classiques et vingt ans après sa première publication, ce monument reste le chef-d’œuvre absolu de sa décennie.