Urban Comics

[Review VF] The Rocketfellers Tome 1

Edité par Urban Comics

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de The Rocketfellers Tome 1, écrit par Peter J. Tomasi et Francis Manapul et dessiné par ce dernier. Il sort le 20 mars pour 18.50€. Il contient les titres US The Rocketfellers Vol. 1: First Family of the Future TP.

Dans un 25e siècle idyllique, la famille Rocketfeller, légèrement dysfonctionnelle, découvre un terrible secret : le destin de l'humanité repose entre ses mains. Menacés et pourchassés, les Rocketfeller s'engagent dans un programme de protection qui va les amener à se réfugier au 21e siècle, à notre époque. Désormais, l'avenir du monde dépend de leurs chances d'échapper à leurs poursuivants comme de leur capacité à mieux communiquer entre eux !

 

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il serait de bon ton de parler un peu du contexte de création de l'oeuvre. The Rocketfellers fait partie du label Ghost Machine, un label dans lequel Geoff Johns s'amuse depuis quelques temps déjà (nous avions réalisé une vidéo entière sur son univers The Unnamed) mais nous pouvons également y trouver Hyde Street ainsi que Rook Exodus dont le premier volume a mis tout le monde d'accord il y a quelques mois.

Pour Rocketfeller, on prend une direction différente cela dit. Cette fois, l'idée n'est pas de multiplier l'action. Cela serait même plutôt l'inverse. On est plus dans un titre tranche de vie dans un contexte de science fiction avec cette idée de famille en fuite qui quitte son époque pour aller se cacher dans le passé mais avec sa technologie et surtout, ses connaissances. Par contre, tranche de vie ou non, cela bouge pas mal. Le titre est dynamique, possède un rythme maîtrisé et les aventures / mésaventures de la famille apporte son lot de rebondissement. 

Embarquez tous. Ils arrivent.

L'approche du titre est également intéressante. De par son principe, et comme beaucoup de lecteurs l'ont déjà souligné, il est difficile de ne pas penser aux Fantastic Four. Mais son approche fait que l'on se détache assez vite de la famille la plus connue de Marvel. The Rocketfeller est plus humain. C'est étonnant puisque l'on disait des comics de Stan Lee qu'ils étaient déjà plus humains, plus soap que ses prédécesseurs. Et pourtant, c'est le cas. Le titre de Johns est drôle mais surtout attendrissant, touchant. L'omniprésence de la mamie en est d'ailleurs en très bon exemple.

Enfin, le titre possède de bons dialogues. Leur construction est bien réalisée comme on peut le lire avec le dialogue autour du père-noël mais également avec les nombreux thèmes soulevés qui pointent du doigt, interrogent. Toujours du côté des dialogues, mention spéciale au dernier phylactère du premier tome qui ne pourrait être plus efficace : "Je vais tout vous expliquer". Comme on dit, pourquoi chercher compliquer quand on peut faire simple ?

 

Allez, famille Rocketfeller... Pardon... Famille Smith... En piste !

Pour ce qui est de la partie graphique, elle est très bonne et ce, que cela soit au niveau des personnages ou des décors. Cronex possède un design extrêmement efficace tandis que les scènes avec le chien permettent à Manapul d'utiliser son petit grain de folie pour proposer des scènes différentes. De manière générale, on peut d'ailleurs signaler que la mise en scène est bien pensée et que chaque scène avec notre ami à quatre pattes est un régal pour les yeux. Certaines planches valent le détour comme celle du saut temporel ou les scènes finales avec le voisin. Concernant la colorisation plus particulièrement, on ne peut nier qu'elle soit soignée avec de nombreux petits détails tels que le nez légèrement rouge en hiver.

En bonus, vous trouverez les variant covers notamment la superbe de cover de Mike Del Mundo.

Si vous désirez vous procurer le premier tome de The Rocketfellers et soutenir MDCU par la même occasion, n'hésitez pas à passer par ce lien.

En Résumé

Points forts

- L'idée de fuite vers le passé
- Le travail sur les membres de la famille
- La mise en scène
- Les dialogues
- La partie graphique

Points faibles

Un fil rouge pas toujours exploité
4.5/5

On continue de s'amuser et de produire des titres de qualité au sein de son label Ghost Machine. Cette fois, c'est avec un titre de science fiction / tranche de vie à la fois dynamique et attendrissant.

Jeff

Fondateur de MDCU, ancien présentateur de l'émission Côté Comics, maître de conférence depuis 2010.

Commentaires

Laisser un commentaire