C'est les 50 ans de Spidey ? Tant mieux !
Titre album : Spider-Man : La mort de Jean Dewolff
Editeur : Panini comics
Collection : Best of Marvel
Dessinateurs : Rich F. Buckler et Sal Buscema
Scénariste : Peter David
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Dans le premier arc, Spider-Man et Daredevil s’opposent clairement quant à l’attitude à adopter face au Rédempteur. Le Super-Vilain élimine ceux qu’ils considèrent comme étant de « mauvaises personnes » et tue, entre autre, Jean Dewolff, une amie de Peter. Pour Spidey, le choix est évident. Le Rédempteur ne doit pas seulement être arrêté mais doit être puni ! Daredevil, de son côté, pense que le Super-Vilain n’est pas si différent des autres et que le système doit être soutenu quoiqu’il arrive. Ce premier arc est très bon même s’il possède quelques raccourcis ci et là. Il y a aussi un petit côté « il faut vendre » qui ressort à deux reprises et qui n’étaient vraiment pas nécessaires. Le premier est le titre, « la mort de Jean Dewolff », titre accrocheur, certes, mais pas vraiment judicieux dans le sens où cette Jean Dewolff reste très secondaire, tout au plus est-elle un déclencheur pour Spidey. Le second est le suspense tournant autour de la mort de Betty à la fin d’un numéro. Bien tenté mais on y croit vraiment pas. La façon dont elle parvient à éviter la mort est d’autant plus ridicule d’ailleurs.
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Le second arc, par contre, balaye littéralement le premier qui pourtant était déjà d'un très bon niveau. C’est simple, concernant ce dernier, c'est une véritable claque. Les qualités et les défauts des dessins sont les mêmes, par contre, le scénario va encore plus loin. La relation entre le Rédempteur et Spidey est cette fois au centre des débats. Suite logique de la fin du premier arc, le Super-Vilain est dans un état affligeant, un état qui jouera sans doute quant à la décision de le libérer parce qu’il serait « guérit ». Schizophrène sur les bords, on suit un individu meurtri, honteux de ce qu’il a fait par le passé, qui tente de se réinsérer dignement et tant bien que mal dans la société tout en combattant un personnage extrêmement dangereux qui vient fréquemment taper la discut’ avec lui dans sa tête : le Rédempteur. Spidey, de son côté, est tout d’abord dégoûté de le voir libéré avant de le rencontrer, de voir dans quel état il est, et, de se remettre en question. Le scénar’ passe largement d’un point de vue Super-Héroïque classique à un point de vue plus intimiste et c’est tant mieux ! Personnage principal de ce scénario tout en étant secondaire dans les actions, le Rédempteur affronte une société dans laquelle il ne trouvera sans doute plus jamais sa place mais se lance surtout dans une quête inaccessible : la rédemption. On en voudrait encore mais sans en vouloir plus car, en fin de compte, tout a été dit. Une petite perle excellente du début à la fin.
PS : On notera également qu'acheter cette oeuvre possède un double intérêt. Suite à un petit problème technique, vous pourrez apprendre l'italien sur quelques planches. En effet, le texte italien apparaît en bleu à quelques reprises en dessous de la traduction française. Le français reste néanmoins largement lisible, seul l'esthétique en prend un petit coup. Rien de grave mais suffisamment rare pour le signaler.
[conclusion=4,5][/conclusion]
[onaime]- Le rédempteur, sa façon d'être et son design très sobre
- Spider-Man qui ne sait plus où il en est
- Le côté rétro des dessins qui s'en sortent pas si mal
- Le côté précurseur du scénario
- La scène de l'assassinat du prêtre qui est magistrale[/onaime][onaimepas]- La colorisation
- Le titre
- Le suspense inutile autour de Betty
- Le fait d'apprendre l'italien au passage[/onaimepas]
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