[Review VF] Injustice 2 Tome 1

[Review VF] Injustice 2 Tome 1

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics : Injustice 2 Tome 1. Il est écrit par Tom Taylor et est dessiné par Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller. Il est sorti le 6 juillet pour 20 euros. Il contient Injustice 2 #1 à #6.

Depuis que Superman a été mis hors d’état de nuire, il en va de la responsabilité de Batman de recouvrer la confiance du peuple terrien et d’assurer sa sécurité une bonne fois pour toutes. Mais rapidement, d’autres forces s’élèvent dans l’espoir de profiter du vide laissé par l’ancien tyran. Batman n’a plus beaucoup d’alliés pour l’épauler, mais il pourra au moins compter sur l’aide d’Harley Quinn. Au même moment, la Suicide Squad infiltre le Pentagone…

 

Avec autant de volumes dans la série, il y a un point que l’on doit forcément commencer à regarder avec insistance : la continuité, la logique dans le récit. Qu’en est-il ici ? De manière générale, Taylor s’en sort plutôt bien. On peut même dire que son travail est à saluer sur plusieurs points. Pour autant, il n’est pas non plus à l’abris des erreurs.

En positif, on notera le caractère des personnages qui est tenu d’une main de maître (la première page avec Superman qui insulte Batman est plus que révélatrice) mais également de nombreux liens. Ainsi, on sait que Robin a été testé par Batman par le passé. C’est-à-dire que Robin était au coeur de Gotham City et il devait échapper à Batman. C’était, en quelques sortes, le test final. Ici, il y a une sorte de reprise de ce concept puisque vous avez un autre Robin qui effectue son test final. En effet, ce dernier est lâché de l’autre côté de la ville en tenue de super-héros. Il doit alors traverser tout Gotham et rejoindre la Batcave . Batman laisse sous-entendre qu’il a trois heures pour rejoindre leur QG mais sans le dire clairement. Un objectif réalisable. Sauf que, bien sûr, Robin n’a de cesse de devoir sauver la veuve et l’orphelin en chemin. Il met donc dix heures. Une scène drôle, qui donne un sentiment de continuité et qui permet de mettre en avant le personnage d’Alfred qui a toujours été plutôt bien traité dans cette saga. Cette fois encore, son lien avec Batman est superbe tout comme le débat du « qui partira en premier ». Le tout s’achève par la conclusion de l’épreuve, une page découpée en sept magnifiques cases.

Ce n’est pas grave. Pars devant. J’arrive bientôt.

En plus discutable, on peut mettre en avant le traitement de Superman et sa défaite face à Batman. Dans les faits, l’évasion de Superman est possible. Tout comme il est drôle et logique que Batman ait mis en place des dizaines et des dizaines de plans dès lors que la cage de Superman ait été brisée. Ce n’est pas cela qui est dérangeant. Ce qui est plus dérangeant, c’est que le plan B de Batman ait immédiatement fonctionné, arrêtant Superman en quelques instants. Certes, il est souvent dit que, lorsque Batman et Superman s’affrontent, le vainqueur dépend du temps de préparation du Chevalier Noir . Mais cela reste excessif ici. On a beau penser qu’il a eu énormément de temps pour se préparer, voir Superman tomber en une ou deux pages est difficile à croire alors que, lors du premier combat, il a fallu plus de dix volumes à Batman pour l’arrêter. Bien sûr, cela reste dans l’ordre du détail et, finalement, cela suit l’approche générale de l’opus qui est de proposer des affrontements variés, plutôt nombreux et bien gérés mais expéditifs. 

Au final, tu n’es qu’un enfant terrifié qui essaye encore et toujours d’arrêter deux balles.

Côté scénario, le fait que Superman soit enfermé dès le début change la donne, tout comme le fait que les deux Batmen, finalement, aient de nouveaux objectifs (des objectifs opposés d’ailleurs). C’est d’ailleurs le statut d’un des Batman qui nous permet d’apprécier une excellente scène durant laquelle nous pouvons le voir arriver dans le QG de Waller . Le lecteur passe alors de « Ah :D » à « Wooow :O » à « WTF ????? oO ». Concernant le récit au sens large, nous suivons surtout Batman mettre en place ses différentes pièces pour essayer de redresser le monde. C’est intéressante et sans doute important pour la suite, mais cela sous-entend qu’il n’y a pas de confrontation directe (bien que l’opposition soit déjà présente). Il faut donc voir cela sur le long terme. 

Pour ce qui est des autres personnages, le principe des univers variés offre toujours autant de possibilités. On peut penser à la famille Al Ghul ou à Oliver Queen . De même, beaucoup d’autres personnages plus rares font ici leur apparition comme le Roi du Temps ou Magpie. Des apparitions plutôt courtes mais qui font plaisir. A l’inverse, le personnage de Quinn est peut-être plus décevant (logique, dans un sens, puisque l’humour l’est tout autant).

Enfin, notons que le scénariste joue beaucoup sur la corde sensible. Il y a beaucoup de scènes fortes et très touchantes dans cet opus. On peut penser au discours de Luthor, digne d’un visionnaire philanthrope et qui peut, en plus, refléter ce qu’une partie de Luthor aurait toujours voulu. On peut également penser à l’intégralité du chapitre 5 avec tout ce qu’il y a autour de Kord et Booster Gold . Un très exceptionnel grâce à une approche très particulière et à une dédramatisation de la mort dû au courage exceptionnel de plusieurs personnages. Les lecteurs qui ont du mal avec le concept de fatalité auront sans doute un peu de mal, mais cela n’enlève rien à la qualité de l’écriture.

- Je voulais seulement… Je voulais te dire que je serai là. A la fin.

- A la fin de… Oh.

Pour ce qui est de la partie graphique, le tout est de bonne qualité. Les dessins sont bons, tout comme la colorisation et le découpage qui nous permettent de bien suivre l’action. On remarquera, tout au plus, que plusieurs cases sans doute un peu plus claires qu’elles ne devraient l’être réellement. Il aurait peut-être fallu assombrir certaines couleurs pour renforcer le côté « enfermé » suivant où se trouve le personnage. Très bons designs des personnages. Les covers sont également plutôt bien réalisées, notamment celle du numéro 4.

- Où est mon père ?

- Il arrive. Tout va bien. Il va s’en sortir. Mais ne l’attends pas.

En bonus, vous trouverez les designs des personnages. Fait intéressant, vous avez également les designs des personnages qui ne sont pas présents dans l’oeuvre. On peut penser, par exemple, à Atrocitus. Est-ce que cela veut dire qu’il sera dans le suivant ? Réponse d’ici quelques semaines !

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le récit
- Lex Luthor et Booster Gold , très touchants
- Les dessins
- Les designs

LES POINTS FAIBLES

- Un Batman Vs Superman discutable
- La lumière/la colorisation
- Une Harley Quinn décevante

 

4.5

Dans la continuité

Conclusion

Une série qui se veut nouvelle mais qui reprend énormément de codes d'Injustice premier du nom. Ajoutez à cela une continuité dans l'ensemble respectée et vous avez une oeuvre qui ne pourra que plaire à tous les lecteurs qui se sont déjà laissés séduire par le passé.

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  • Stingrayfell
    Stingrayfell

    il y a 4 mois

    Oliver QUINN ?! lol

    • Jeff
      Jeff - Rédacteur de l'article Staff MDCU

      En réponse à Stingrayfell

      il y a 4 mois

      Erf, deuxième fois. C'est corrigé, merci beaucoup !