[Review VF] Eaglemoss Batman volumes 6 et 7

[Review VF] Eaglemoss Batman volumes 6 et 7

Aujourd'hui, MDCU vous propose la review des deux numéros suivants de la collection Eaglemoss  : La légende de Batman . Il s'agit des numéros 6 et 7 de la collection autrement dit Détective (numéro 41 dans l'ordre chronologique) et Red Hood 1ère partie (numéro 38 dans l'ordre chronologique). Il s'agit donc de deux œuvres sorties peu de temps avant le New52. Nous allons commencer par Détective.

Volume 6  : Détective 

Batman n'est pas seulement un super-héros, il est aussi le plus grand détective du monde. Si ses enquêtes l'amènent souvent à se confronter à la pègre de Gotham, il devra cette fois-ci s'escrimer devant la haute société. Sur son chemin, il croisera le Sphinx , devenu enquêteur pour les plus fortunés, et développera même une romance contrariée avec la magicienne Zatanna .

Il faut être honnête. Lorsque l'on pense aux comics cultes de l'univers de Batman , il est vrai que l'on ne pense pas de manière immédiate au travail de Dini. Pourtant, la qualité est là, c'est indéniable. L'approche du scénariste est assez simple  : de petites histoires assez courtes (deux chapitres max), sans prétention, avec le côté «  enquête  » plus pronnoncé que le côté «  action  », le tout dans une ambiance qui fait très film noir. Le plus souvent, ce nombre de page limité finit dans les points négatifs. Une fois n'est pas coutume, cela ne sera pas le cas ici. Dini arrive à mettre en place une enquête solide, un ou deux rebondissements, et travaille les personnages notamment en leur donnant un mode opératoire assez original (pour Façade), une origin story intéressante (pour Moisson) ou un côté décalé particulièrement fun (pour Monsieur zzz). Mieux encore, le scénariste se permet même de mettre un peu d'humour ci et là ainsi qu'une ou deux références bien sympathiques. On peut penser au clin d'oeil fait à Spoke qui vaut de l'or ou encore à Nigma qui traite Batman de naïf parce qu'il ne devine pas que le personnage sur lequel il enquête à des tendances SM. Bref, des histoires qui tiennent sur une poignée de pages, mais qui sont pourtant très bonnes.

Côté dessin et colorisation, il n'y a rien à redire, c'est très bon. Mention spécial à Edward Nigma, aux personnages féminins et au character design des nouveaux personnages avec «  Façade  » en tête.
 

Volume 7  : Red Hood, première partie

Il y a quelques années, Batman subit sa plus terrible défaite lorsque le Joker tua le second Robin , Jason Todd, à coups de pied-de-biche. Le Chevalier Noir a néanmoins réussi à poursuivre sa mission, épaulé par son précédent acolyte, Dick Grayson dit Nightwing . Mais ce souvenir douloureux est ravivé lorsqu'un nouveau justicier aux méthodes expéditives débarque à Gotham City. Instaurant l'effroi dans les rangs de la pègre, il utilise de plus l'ancien alias du Joker   : Red Hood. Contient Batman #653 à 641.

Contrairement au volume 6, ce volume 7 «  Red Hood  » est effectivement un livre auquel le fan peut penser rapidement lorsqu'on lui demande les comics cultes de Batman . Pourquoi  ? Tout simplement parce que le comics a beau être récent, il s'agit d'une histoire de qualité, qui chamboule l'univers du Chevalier Noir et qui apporte de gros changements dans la mythologie du personnage. Tout ceci est possible grâce au personnage de Red Hood . Eh oui, il ne faut pas se leurrer, il y a beau y avoir de grands noms de l'univers comme Amazo, Black Mask ou Freeze , ils font tous office de second couteau face au nouvel arrivé en ville  : Red Hood. Design classe, sacrée technique de combat qui n'a de cesse d'impressionner Batman , une façon de voir les choses singulière et de nombreuses punchlines. Nombreux sont ses discours qui font que le personnage sort du lot dans le paysage des super-vilains. Des phrases du genre «  vous faites comme vous voulez pour vendre la drogue, mais ne vous approchez pas des écoles. Pas de drogue aux enfants  !  » et qui sont rares à entendre à Gotham City.

On notera également que si le visage qui se cache sous le masque du Red Hood a son importance, l'auteur met bien en avant que ce sont les raisons qui l'ont poussé à revenir qui reste le point le plus important. Des raisons évoquées à la fin de l'oeuvre et qui donnent lieu à de savoureux dialogues entre le vilain et Batman pour un bouquet final explosif avec le Joker . En somme, une œuvre récente, marquante et très bien écrite.

RAS pour le dessin.

Petite précision pour finir, nous conseillons tout de même aux lecteurs de commencer par «  Un deuil dans la famille  ». Oui, c'est vieux, il y a des défauts, mais cela frôle le passage obligé.

Côté bonus, c'est malheureusement un peu plus pauvre que dans les tomes précédents. Cette fois, nous avons droit au strict minium c'est-à-dire une petite introduction, la biographie des auteurs et une cover alternative pour Red Hood . Dommage, ce qui avait été proposé pour les volumes 4 et 5 était très sympa.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le choix des oeuvres
- La remise en conteste

LES POINTS FAIBLES

Aucun

 

5

Une collection qui s'annonce grandiose

 
 

Conclusion

Eaglemoss propose ici deux nouveaux tomes qui ont effectivement marqué les fans de Batman . Des oeuvres récentes mais qui ont tout-à-fait leur place dans cette collection.
Pour ceux qui hésitent à s'y mettre, n'hésitez plus !

Pas d'avis pour le moment.