Alors qu’elle enquête sur d’étranges disparitions, la princesse Diana, héritière des fières Amazones, se retrouve pourchassée par un mystérieux commando. Elle découvre bien vite que ces hommes sont à l’origine de la dévastation de son île, il y a des années, et qu’ils traquent désormais les survivantes. Diana mène alors la contre-attaque pour sauver ses « sœurs », venger sa mère et faire honneur à son surnom de « Wonder Woman ».

Contient Wonder Woman #600-607

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 1 an

    Très bon

Avec la sortie du film Wonder Woman qui approche, les sorties sur l’héroïne sont plus nombreuses. Pourtant, l’arc L’Odyssée de la série sur le personnage est une des toutes premières publications de l’éditeur Urban Comics, qui remonte à 2012. Sa présence dans la collection Eaglemoss s’explique par le semblant de reboot qu’il propose.

Suite à Crisis on Infinite Earths, les origines de Wonder Woman ont été réécrites. Elles devaient être figées, du moins pendant quelques temps, et elles l’ont été. Aucune modification n’a été apportée avant 2010, et l’arrivée de J. Michael Straczynski au scénario. Ce dernier est en charge de relancer la série qui reprend sa numérotation originale, et donc débute du #600. Son arc scénaristique prend l’allure d’un reboot pour Wonder Woman, qui change pour l’occasion de costume et d’origine. Ce qui est surprenant, c’est que, comme vous le savez, les New 52 sont arrivés en 2011, soit une année après cette relance, et avec eux une nouvelle série Wonder Woman écrite par Brian Azzarello, avec un nouveau costume et origines pour l’héroïne. L’intégralité de ce qu’a proposé Straczynski se trouve donc dans ces deux albums d’Eaglemoss, et l’avantage, c’est  que cela forme un récit complet.

Après une rapide introduction peu claire, nous découvrons Diana pourchassée par un groupe d’hommes. L’utilisation de son prénom n’est pas innocente, car ici, elle ne se nomme pas Wonder Woman. Son costume est aussi différent. Redesigné pour l’occasion par Jim Lee, elle porte un pantalon noir, et un blouson. Ce choix a été critiqué, mais je le trouve personnellement très bon. C’est toujours mieux que de se balader en culotte ! Il est plutôt malin de faire enfin porter un pantalon à une super-héroïne, et guerrière de surcroît. En plus de ce changement, Diana a une origine différente. Themyscira a été attaqué par les Hommes qui ont détruit l’île et ont massacré un grand nombre d’Amazones. Les survivantes se sont cachées à travers le monde. Hippolyte, la mère de Diana, est morte durant l’attaque. Elle a donc été élevée à New York, cachée des Hommes.

Le début de l’histoire ressemble un peu à une caricature d’un récit publié dans les années 90, comme cette manie de faire porter des blousons aux super-héros. L’ambiance est sombre et urbaine, comme c’était la mode à l’époque. Diana a une vie très peu liée au merveilleux, à la magie, du moins au début. Parce que comme le titre le dit si bien, elle va vivre une odyssée. Au cours de ce voyage, elle va en apprendre plus sur elle et sur son peuple. Petit à petit, la mythologie va faire son entrée, et va véritablement façonner le cours de l’aventure. Une bonne partie de l’histoire est assez perturbant pour le lecteur de Wonder Woman, tant on reconnaît difficilement le personnage. Pourtant au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, on commence à comprendre que Straczynski a une idée derrière la tête. A partir de ce moment, on devient captivé jusqu’à la solution de l’énigme.

Le scénariste va pourtant laisser l’écriture du scénario au profit de Phil Hester, tout en continuant à superviser. Soyons clair, ça n’a pratiquement aucune incidence sur le déroulement de l’histoire. La mythologie, pas uniquement grecque, mais de toute sorte, est utilisée à tout-va de manière plus ou moins subtile. Le scénario est aussi assez classique bien qu’efficace. La révélation finale est plutôt bien trouvée, et l’écriture est correcte, ce qui permet de passer tout de même un bon moment. Pour le dessin, plusieurs dessinateurs collaborent, sans qu’aucun style ne prédomine. Du coup, c’est relativement sage et classique, tout en étant un peu irrégulier et parfois assez vulgaire. Il est dommage d’avoir fait un costume plus sobre, mais de ne pas pouvoir s’empêcher de nous montrer des décolletés plongeants. En bonus, l’album propose des couvertures, ainsi que différents textes sur Wonder Woman ou la création de cet arc.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Un pantalon !
L’idée du scénario
Une autre vision du personnage

LES POINTS FAIBLES

Dessins moyens
Quelques faiblesses scénaristiques

 

3.5

Sympa !

Conclusion

Une histoire complète de bonne qualité, mais qui aurait pu être mieux travaillée.