Arnold Wesker combat sa double personnalité et ses anciens acolytes...

  • Jeff
    Jeff Staff MDCU

    il y a 11 ans

    Le premier épisode mettant en avant le ventriloque Arnold Wesker ainsi que sa marionnette. Un mot rapide donc sur son évolution au niveau du design. Et bien pour ce personnage il n'y a pas grand chose de changer contrairement à la série The Batman qui modifiera complètement la marionnette pour la replacer un peu plus dans l'actualité. Le ventriloque a toujours l'air d'un rat de bibliothèque et Scarface lui ressemble toujours à Al Capone (c'est le but me direz-vous). Passons à présent à la partie qui me plait la plus c'est à dire l'évolution des personnages comparé à la série précédente. Et bien on a des surprises de ce côté puisque, à défaut des autres épisodes mettant en avant Scarface, ce dernier n'est pas là immédiatement. En effet, dans la série précédente, nous connaissions la double personnalité de Wesker mais sans plus de détails, il était quasi indissociable de sa marionnette. Ici l'épisode est intéressant puisque Wesker se fait soigner et tente justement de ne plus faire revenir sa marionnette, de se convaincre qu'elle n'existe pas. Autre point positif, Wesker ne joue pas la "comédie" comme beaucoup d'autres devant le psychologue, il est lui-même avec toutes ses craintes et angoisses, on peut ressentir sa détresse, sa peur de revoir Scarface devant lui. Passons à présent à l'épisode proprement dit. Il n'est pas basé sur de lourds combats même s'il y a bien un combat. Wesker contre carface le tout dans sa tête et j'avouerai que pour ma part, j'ai trouvé le tout plutôt bien géré. Il ne veut pas le faire revenir, il veut une nouvelle vie. C''est à cause de ses anciens acolytes Rhino et Buxy que Wesker craque finalement et reprend son rôle de ventriloque ce qui est pour ma part très bien ficelé. Le côté "incapable" des deux hommes de main de se débrouiller sans leur chef était plutôt crédible. Bien trouvé également la trahison de Scarface envers ses hommes pour ne pas être restés à leurs places. Enfin, la confrontation finale plaçant Arnold Wesker entre Scarface (et donc sa maladie mentale) et Batman (et le droit chemin) était également plus qu'intéressante. Une nouveauté puisque pour la première fois à mon souvenir dans un dessin animé, Wesker prend le dessus sur Scarface et le détruit de lui-même. L'ange gardien de Gotham City se sera battu pour une fois à coup d'arguments et de bonnes actions (notamment en tant que Bruce Wayne). Cette confrontation et la scène finale montrant Arnold avec une amie et surtout serin nous laisse comprendre qu'il est guérit. Que plus jamais sa part de banditisme reprendra le dessus. Une évolution radicale donc dans la personnalité d'Arnold. Pour conclure, Sinistre Marionnette n'est donc pas basé sur l'action mais bien sur le malaise. Ce qui aura eu pour conséquence direct, de faire de cet épisode l'un des plus intéressants à étudier et la note s'en fait ressentir.