Rejoignez-nous !
Autoconnect ?
Deviens contributeur MDCU
megabanhome
Le 24 Janvier 2013
[ Panini Comics ]
Source : Staff MDCU
WEBTV
EN SAVOIR PLUS





[Review VF] Avengers vs X-Men 3/6
Cela part quelque peu en cacahuète...

X-Men, Vengeurs, Hope et le Phénix ! Tout ce beau monde est réuni sur la lune prêt à en découdre. L’affrontement est imminent et tout peut s’embraser dans ce troisième volume.

Avengers Vs X-Men continue donc de manière explosive dans ce troisième tome, qui regroupe les cinquième et sixième chapitres de l’event. Notons également que le cinquième chapitre marque la fin du premier acte de l’histoire et que le second démarre lors du chapitre 6.



Avant de commencer, précisons que les reviews des deux premiers volumes sont disponibles ici et ici.

Rappelons d’abord que l’histoire est signée par les grands architectes de la Maison des Idées qui ont, pour l’occasion, travailler main dans la main.
Malgré cela, chaque auteur se charge de l’écriture d’un chapitre en particulier et ici, ce sont Matt Fraction et Jonathan Hickman qui sont mis à contribution.
Matt Fraction, qui est en charge du cinquième round, est connu pour son run sur Iron Man et le crossover Fear Itself.
Quant à Jonathan Hickman, qui est à la tête du sixième chapitre, il est connu pour son run d’anthologie sur les Fantastic Four.

Une nouvelle fois, l’histoire reprend directement où on l’avait laissée et pour paraphraser la Chose, « ça va castagner ». En effet, les X-Men et les Vengeurs s’affrontent une nouvelle fois lors du cinquième chapitre de l’évent écrit par Fraction. Comme les derniers chapitres, il y a toujours beaucoup de tension qui se dégage du récit et le lecteur est vraiment pris à partie et ne sait quel camp choisir. J’ai trouvé les personnages très crédibles dans leurs justifications et ils étaient parfois touchants (notamment les courtes scènes entre Hope et Wolverine ou encore l’énième plaidoyer de Cyclope).
On pourrait regretter que certaines pages fassent dans la surenchère et encore une fois, nous pourrions nous attarder sur certaines facilités mais ce chapitre nous offre son quota d’action et conclue bon nombre d’intrigues laissées en suspens depuis le début de cette histoire. Et dans cette optique, il remplit son rôle et ce de manière honorable même si encore une fois, l’écriture aurait pu être tout à fait perfectionnée.



Or, là où cela ne colle pas, c’est lors des dernières pages du récit (et du premier acte) qui enchaîne des révélations surprenantes mais également totalement saugrenues et incohérentes.

Attention car lors des prochaines lignes, je vais développer mes propos en profondeur et pour cela, je vais avoir recours au traditionnel spoiler. Vous êtes prêt ? Alors allons-y !

A la fin de ce chapitre, Stark se lance dans une attaque contre le Phénix au sein de sa nouvelle armure, la Phénix-Buster (oui j’ai trouvé le nom tout seul) et réussit à le vaincre. Déjà là il y a un souci mais bon, le délire continue encore plus loin car le Phénix se divise en cinq entités et fusionne avec 5 membres des X-Men : Cyclope, Emma, Namor, Colossus et Magix. Ceux-ci sont alors investis de la puissance cosmique de l’oiseau de feu et deviennent surpuissants.
Bon, c’est quoi ce délire ? D’abord, le fait que Stark s’en sorte sans une égratignure (et c’est vraiment cela) face à une entité cosmique qui a tout de même vraiment mis à mal de nombreux groupes de héros et civilisations extraterrestres me pose problème mais ce que je ne digère vraiment pas, c’est le délire à la Power Rangers pondu par les scénaristes.
Outre le fait que ce twist arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe et est cruellement mal amené, au niveau cohérence ça coince. Je me trompe peut-être mais d'après mes souvenirs, n’a-t-il pas été stipulé que le Phénix ne pouvait fusionner qu’avec certaines personnes triées sur le volet et non pas n’importe quel mutant ? N’a-t-il pas été dit que le Phénix n’était compatible qu’avec Jean Grey (ou bien Hope Summers récemment) ? Voilà qui fout en l’air un possible magnifique rebondissement final non ?!
Ainsi, si le premier acte était correct (et ce malgré quelques fausses notes mais selon moi, elles étaient minimes), Marvel retombe dans ses travers et nous offre une fin en « demi, demi, demi-teinte » et cela est vraiment dommage compte tenu du potentiel de l’histoire.



Les spoilers sont désormais terminés…

Avec cet affreux rebondissement et cette horrible nouvelle donne, nous étions en droit de croire que ce crossover allait suivre le même destin que Siège ou Fear Itself mais Hickman reprend les commandes et tel un sauveur, il redresse vite la barre avec le sixième chapitre (également le premier du deuxième acte).

Le scénariste relève donc le niveau même s'il a bien du mal à nous faire oublier la fin désastreuse du chapitre précédent. Ainsi, je vous avouerais que même si j’ai été parfois enthousiasmé par ce que je lisais, la pilule, elle, n’était toujours pas digérée. De plus, Hickman fait démarrer son histoire dix jours après le dernier chapitre. Il y a donc une ellipse temporelle qui n’était pas forcément indispensable à ce stade de l’histoire et qui n’est pas non plus justifiée sur le choix de la durée (cinq jours seulement auraient été tout à fait jouables par exemple).
Néanmoins ce ne sont là que des broutilles et encore une fois, c’est mon ressenti face au cinquième chapitre qui me force à chercher la petite bête car ce chapitre est très bon et est même surement le meilleur de ce crossover pour l’instant.

Hickman montre encore une fois ses dons pour la narration et ce même s'il délaisse quelque peu les dialogues (qui deviennent moins percutants que dans les autres chapitres). De nouvelles bases sont posées, de nouvelles intrigues sont amenées et ce de manière efficace. Notons que ces intrigues semblent concerner certains personnages qui étaient plus secondaires lors de cet event et ceci peut-être une bonne chose afin d’amener de la nouveauté.
Mais surtout, l’auteur incorpore même une dose de réalisme en montrant l’impact politico-social des récents évènements sur le monde. Un effort louable d’autant que la réflexion est toujours là quant aux différents camps et à leurs motivations. Plus que jamais, Hickman joue sur leur bons et leur mauvais côtés, et les met en évidence. Et ceci autant chez les Avengers que les X-Men, ce qui encore une fois tiraille le lecteur qui du coup ne comprendra pas les choix de certains de ses personnages préférés.



Pour en terminer sur le scénario, évoquons le cliffhanger. Toujours beaucoup de tension et même si on est loin des cliffhangers de malade auxquels nous habitue Marvel lors de ses crossovers, il faut bien avouer qu’il est très intéressant et qu’il donne envie de lire la suite.

En ce qui concerne les dessinateurs, Romita Jr termine sa « magnifique » prestation lors du cinquième chapitre. Je ne vais pas épiloguer sur l’artiste car on en a longuement parlé lors des précédentes reviews. Sachez juste que selon moi, Romita n’est plus l’artiste des années 90, début 2000 qui me faisait rêver avec ses planches sur Spider-Man.
Heureusement, le sixième chapitre voit l’arrivée salvatrice du frenchie Olivier Coipel. Comme à son habitude, l’artiste nous livre une prestation de qualité avec des planches soignées, dynamiques, épiques. Les traits sont détaillés et les premières planches sur Utopia sont vraiment belles, de quoi apprécier bien mieux l’histoire.



En conclusion, ce troisième numéro est en dessous des deux autres. Il y a certes de très bonnes choses mais à côté de cela, le twist minable du chapitre 5 en gâche sévèrement la lecture de par l’incompréhension et l’agacement qu’il provoque. Malgré cela, Hickman redresse vite la barre lors du sixième chapitre et ce en tandem avec Coipel qui offre de magnifiques planches.

CONCLUSION

Les points forts
- Le départ de Romita et l’arrivée salvatrice de Coipel.
- La tension qui s'en dégage.
- Le sixième chapitre mené d’une main de maître par Hickman.
- Des dialogues et une narration corrects voire très bons lors de certains passages.
- Le lecteur est encore tiraillé entre les différents camps et les différentes idéologies.
Les points faibles
- Le twist final du cinquième chapitre et du premier acte.
- On frôle encore la surenchère et la facilité à certains moments.


PARTAGER CETTE ACTU :
COMMENTAIRES (0)