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MDCU > COMICS > ÉDITEUR FRANÇAIS > Panini Comics > AVENGERS VS X-MEN > AVENGERS VS X-MEN 4 (COUV 1/2)
Panini Comics
NOTE :
DATE DE SORTIE : 01/02/2013
PRIX : 4.1€






AVENGERS VS X-MEN 4 (COUV 1/2)
SYNOPSIS
Deux couvertures disponibles : 1/2 (Jim Cheung) et 2/2 (Adam Kubert- Tirage limité)

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« Plus de Vengeurs ! » a menacé Cyclope. Les X-Men ont gagné, mais Captain America a encore des cartes à jouer ! Cependant, les premières divergences surgissent au sein des Cinq Phénix. Par Matt Fraction et Brian Michael Bendis, sur des dessins d’Adam Kubert.
(Contient les épisodes US Avengers Vs X-Men 7-8)
Contient en V.O
#7 Avengers Vs X-Men Round 7
#8 Avengers Vs X-Men Round 8
L'AVIS DE MDCU PAR Batdetective
Le quatrième numéro du magazine Avengers Vs X-Men est sorti le 1er Février et il contient les septièmes et huitièmes chapitres de l’event du même nom.



Je dois bel et bien reconnaitre que c’est avec une certaine appréhension que j’ai commencé la lecture de ce quatrième numéro car il faut dire qu’avec ce crossover, nous avons côtoyé le très bon, le bon mais également le passable et le mauvais. Le dernier numéro (dont la review est disponible en cliquant ici) en est d’ailleurs un bel exemple avec de très bons passages (notamment ceux signés par Hickman) mais aussi de nombreux retournements situations abruptes comme celui des Phoenix Five.

L’histoire reprend donc là où nous l’avions laissée : les Phoenix Five, emmenés par Cyclope, décident de passer à l’offensive et de régler une bonne fois pour tout le cas des Vengeurs.
Autant dire que le cliffanger était alléchant même si on pouvait craindre une débauche d’action et le retour déplorable du vide scénaristique caractéristique de la plupart des derniers crossovers en date de la Maison des Idées. Après la lecture et une petite réflexion, je dirais que mes craintes ne se sont réalisées qu’à moitié…

Le septième round sert encore une fois de ce que j’aime à qualifier de «chapitre intermédiaire». Ecrit par Matt Fraction, il se concentre sur les Vengeurs qui tentent de trouver un moyen de contre-attaquer.



On a ainsi quelques bons passages entre les différents membres de l’équipe et l’intrigue autour d’Iron Fist continue d’avancer tout doucement. Nous avons quelques débuts de réponses quant au rôle que le justicier à louer pourrait jouer dans le crossover et sa cité, K'un L'un, est elle aussi présente durant ces deux chapitres. Le suspense est correctement maintenu de ce côté-là et il faut bien avouer que cela fait plaisir. De plus, l’idée d’exploiter un personnage et un lieu secondaire et assez méconnu est un bon moyen d’intriguer le lecteur et de donner une raison de suivre la suite de l’histoire ; un bon point de ce côté-là donc.
De même, la Sorcière Rouge est définitivement remise sur le devant de la scène avec ce chapitre et ce de manière plutôt amusante. Une nouvelle fois, la continuité Marvel est correctement utilisée et le backgound du personnage bien exploitée.
Les Phoenix Five ne sont pas en reste non plus et Fraction se concentre sur les relations et liens qui les unissent. Là aussi quelques bonnes trouvailles, notamment sur les dissensions et peurs entre les membres, mais aussi quelques mauvaises surprises. Ainsi, l’angle entre Namor et Emma Frost m’a semblé ridicule et j’avoue ne pas comprendre où le scénariste a voulu en venir avec cette dernière. J’ai trouvé cet angle (et le retournement de situation qui avec) quelque peu abrupte et mal amené. Certes, cela nous permet d’obtenir un cliffanger de malade mais à côté de cela, si les actes de Namor restent crédibles du fait du passé du personnage, ceux de Frost le sont nettement moins, ce qui contribue à rendre la situation ridicule.



Et en parlant de ridicule, que dire des états d’âmes et remords d’Iron Man qui se sent coupable de la situation. Là encore, rien de bien construit et du déjà-vu. Avec tout ce qu’a traversé le personnage, je ne penserais pas qu’il se laisserait abattre comme cela et les quelques pages qui lui sont consacrées sont assez ratées je dois-dire.

Ce cliffanger nous amène au huitième chapitre, qui est géré cette fois-ci par Brian Bendis. Un chapitre bourré d’action donc puisqu’il est entièrement concentré aux Vengeurs combattant un seul membre des Phoenix Five, j’ai nommé Namor. Les amateurs d’actions seront donc ravis d’autant que le combat est bien écrit, que les dialogues sont corrects et qu’une tension dramatico-épique se dégage du récit. Evidemment, les liens entre Namor et les autres membres de la communauté super-héroïque sont quelques peu explorés (ce qui donne un semblant d’épaisseur au récit) même si une nouvelle fois, le tout aurait pu être largement creusé.
La fin du récit elle-même illustre bien cela puisque l’on y voit des Vengeurs désemparés et qui ne semblent plus avoir de solution de recours. La dernière page en est très illustrative et une nouvelle fois, Bendis a su jouer les dialogues pour rendre la situation à la fois pesante et crédible.
Outre cet aspect, l’auteur se permet aussi d’utiliser Charles Xavier et d’accentuer son rôle au sein de l’event. La direction que prend le personnage ne surprendra personne mais elle reste très fidèle au personnage et est elle aussi très bien menée. L’angle autour du télépathe est une nouvelle fois très bien construit et comme pour le reste du chapitre, notons les dialogues et la tension qui se dégage du récit.



De ce fait, il y a eu de l’action donc mais l’histoire avance et certaines parties de l’intrigue sont approfondies. Or, je dois reconnaitre que cela manque parfois de crédibilité et d’originalité.
Question crédibilité, je ne reviens pas dessus car j’ai déjà évoqué le point ci-dessus avec des caractérisations et retournements de situation ridicule et le recours à la surenchère et à la facilité.
Question originalité, bah que dire à part que l’on devine tout ou presque cinq à six pages à l’avance. Il n’y a presque pas de surprises (hormis une ou deux bonnes idées par ci et là) et bon, ok les dialogues sont bons, ok les combats sont bon et ok il y a de la tension mais niveau scénario, cela reste bien trop basique, bien trop linéaire, bien trop facile. Lors du sixième chapitre, Hickman avait développé une intrigue autour d’enjeux mondiaux, d’enjeux géo-politique en impliquant notamment les politiciens et leur regards quant aux Phoenix Five et aux Vengeurs. L’idée était vraiment bonne mais a malheureusement été abandonnée par les scénaristes de ces deux chapitres au profit de scènes d’actions et de spectaculaire. J’avoue que de ce côté-là, il n’y a rien à redire tant on se croirait dans un film de Michael Bay mais le crossover manque cruellement de profondeur et on est bien loin de l’intensité des premiers numéros. La preuve en est qu’au début, la tension était telle que le lecteur avait du mal à choisir son camp tant les arguments et positions des deux étaient bien exposées. Bah là aussi plus rien ! Nous avons juste les méchants Phoenix Five qui veulent recréer un monde à leur image et qui sont prêt à tout péter pour y arriver et donc, les Vengeurs doivent les arrêter mais ils ont du mal car les méchants sont plus fort qu’eux et donc, les gentils héros doivent trouver un moyen d’arrêter les méchants… Que dire à part que c’est assez vide comme caractérisation. J’ai l’impression que durant ces deux rounds, les scénaristes ont livrés le minimum syndical niveau histoire (car les dialogues sont correct voirs bons à certains passages !) et j’aimerais leur rappeler qu’il ne reste plus que quatre chapitres pour relever le niveau et boucler leur histoire. Une histoire qui était présenté comme «l’égal de Civil War» or malheureusement, on en est bien loin…



Niveau dessins, on a là deux grosses pointures puisque le septième round est assuré par le frenchie Olivier Coipel tandis que sur le huitième, c’est Adam Kubert qui est aux crayons.
Nous avons donc le droit à deux excellents dessinateurs et leurs planches sont un véritable régal pour les yeux. On est à mille lieux de ce que nous proposait Romita Jr lors des précédents chapitres et on retrouve des personnages et des paysages travaillés, détaillés et également très soignés.
Le seul petit reproche que je pourrais faire est envers Olivier Coipel dont les planches m’ont parues en bien meilleure forme par le passé. Attention, ce n’est pas mauvais mais j’ai trouvé ces travaux passés (notamment ceux du sixième round) de bien meilleure qualité. Le trait est parfois trop épuré et le visage des personnages (notamment celui de Stark) manque de caractérisation. Néanmoins, le frenchie s’en sort avec les honneurs tandis qu’Adam Kubert lui livre une prestation à la hauteur de sa prestation et nous livre des planches qui nous font presque oublier les quelques soucis scénaristiques évoqués plus haut.

En conclusion donc, nous avons là un numéro en demi-teinte. C’est banal, sans surprise et parfois faiblard. Les scènes frôlent tantôt la surenchère et le ridicule mais à côté de cela, nous avons d’abord de très bons dessins (merci Kubert et Coipel) et aussi de bons voir très bons moments avec des dialogues soignés, des personnages crédibles et une tension qui ne cesse de captiver le lecteur. Dommage tout de même que ces pages se fassent rares…

CONCLUSION

Les points forts
- Des scènes d’action spectaculaires.
- Certains passages et dialogues bien menés.
- Quelques pages intenses et prenantes.
- Les dessins de Kubert : époustouflant !
Les points faibles
- Coipel qui n’est pas au meilleur de sa forme.
- Facilité, surenchère, ridicule et scénario banal sont toujours de mise.
- Deux numéros qui semblent faire le minimum syndical.
COMMENTAIRES (5)
Le 22 Janvier 2013 à 10h26
Je ne suis pas fan de ce second arc d'AvX. Les actions du groupe de Cyclope ne sont pas logiques pour moi. Les scénaristes auraient du aller plus loin. Et les dissensions surviennent beaucoup trop vites.
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Le 22 Janvier 2013 à 10h38
Nous sommes au tournant de l'évènement. Les comportements des Phoenix Five comment à changer et cette évolution modérée est agréable à suivre. Fraction et Bendis préparent ici la fin de l'event en posant les bases nécessaires à l'explosion finale. A ne pas rater.
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Le 22 Janvier 2013 à 11h40
De la baston pure et dure dans ces chapitres. Nous n'avons pas encore Coipel au dessins par contre, mais Adam Kubert qui pour moi réalise le plus beau boulot de cet event. Un numéro à prendre si on a les premiers bien évidement, sinon bah prenez plutôt le premier.
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Le 23 Janvier 2013 à 12h42
Note :
Un crossover plus que correct par rapport aux dernières grosses histoires Marvel (notamment les décevants Fear Itself, Siège et Secret Invasion). On peut regretter la facilités de scénarios et les retournements de situations assez effarants (je n'ai toujours pas dirigé le délire des Phoenix Five) mais on ne peut nier le travail sur les dialogues et la tension ambiante qui se dégage de l'histoire.
De même, si le ton donné sur certains personnages pourra déplaire, le tout reste généralement exécuté de manière convenable.
En bref, malgré quelques maladresses, la lecture de cette histoire reste divertissante même si encore une fois, il y aurait eu matière à faire quelque-chose de beaucoup mieux. Enfin, notons aussi les magnifiques planches de Kubert.
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Le 25 Janvier 2013 à 20h11
Le numéro #7 reste de bonne qualité, j'ai beaucoup aimé l'utilisation (enfin !!) assez amusante de Scarlet Witch et sa remise en avant. C'est sympa aussi du côté des Phoenix Five même si effectivement ça aurait pu être mieux géré et plus développé. Pour le numéro #8 par contre, on retombe dans de la baston sans grand intérêt à mes yeux. Adam Kubert est au dessin des deux numéros et il assure grave !
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