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Urban Comics
NOTE :
DATE DE SORTIE : 15/02/2013
PRIX : 22.5€
Blackest Night tome 1
SYNOPSIS
Scénario: Johns Geoff – Dessin: Mahnke Doug,Reis

Suite à son suicide, le super-criminel, Black Hand devient l'agent d'une mystérieuse entité, et ressuscite à ses côtés des super-héros décédés. Le Corps des Green Lantern et la Ligue de Justice pourront-ils repousser cette invasion de zombies surpuissants ? (contient Blackest Night #0-4, Green Lantern #43-47)
Contient en V.O
#0 BLACKEST NIGHT 0 - Death Becomes Us
#1 BLACKEST NIGHT 1 - Who will rise ?
#2 BLACKEST NIGHT 2
#3 BLACKEST NIGHT 3
#43 TALE OF THE BLACK LANTERN
#4 BLACKEST NIGHT 4
#45 LOVE HURTS
#46 FEARED
L'AVIS DE MDCU PAR DavIds


Ces sept derniers jours nous avons présenté les différents corps de Lantern qui jouent tous un rôle majeur dans Blackest Night. Cet événement a eu une telle ampleur lors de sa publication entre 2009 et 2010 qu'on ne pouvait pas passer à côté de sa deuxième parution en France (mais première en format librairie).


L'histoire, en quelques mots la voici : Black Hand, ennemi de Green Lantern est à l'origine de la résurrection de super-héros et humains décédés qui n'ont qu'un but, détruire les vivants. Les Green Lantern et tous les personnages de l'univers DC devront s'allier pour repousser la menace venue d'outre-tombe.


Mais Blackest Night n’est pas qu’une histoire de zombie. Certes des personnes décédées ressuscitent tout au long des 300 pages de ce tome 1 publié par Urban Comics mais assimiler cette série à une vague histoire de morts-vivants serait réducteur. Car avant tout c’est cette limite si faible entre la fiction et la réalité dont il est question ici. Fiction car nous sommes avant tout plongés dans le monde merveilleux des super-héros de comics, dotés de super-pouvoirs et aux arcs narratifs tellement longs que c’est à se demander s’ils sont capable de mourir. Et c’est là que la réalité prend place. Car oui, le héros peut mourir et chaque mort constitue un moment crucial dans la continuité. Et dès lors, le lecteur est renvoyé à sa situation de pauvre mortel qui lit des histoires de super-héros pas si immortels que ça, et ce dès les premières pages car tout commence le jour où l'on commémore les défunts héros.



Souvenez-vous de Crisis on Infinite Earths, où l’on voit le deuxième Flash de l’univers DC, Barry Allen, mourir en se sacrifiant, parmi tant d’autres. Souvenez-vous de La mort de Superman, de Final Night où cette fois c’est Hal Jordan, le Green Lantern, qui nous quittait. Puis plus récemment dans la tragique histoire Identity Crisis où les morts s’enchaînent plus que de raison. Chacune de ces histoires est un pan incontournable du DCUniverse.

Mais l’univers des comics est à ce point merveilleux que les morts ne le restent rarement longtemps. En 2004, Geoff Johns, ce scénariste qu’on ne présente plus, relève le défi fou de faire revenir Hal Jordan, héros de l’âge d’argent et de reconstruire le corps des Green Lantern. Pari réussi. Puis plus tard, c’est un autre héros apparu à la même période qu’il fera renaître, en la personne du Flash deuxième du nom, Barry Allen. Johns est un amoureux des héros de cette époque et il l’a prouvé avec maestria. Et quoi de plus normal de voir ces deux héros en protagonistes de ce crossover-événement-crise (choisissez le mot que vous aimez) qu’il préparait depuis bien longtemps, avant même Infinite crisis.



Mais ils n’auront guère le temps de méditer sur leurs résurrections respectives même si Hal, fidèle à ses habitudes n’est pas du genre à se poser trop de questions tandis que Barry ne cesse de se demander pourquoi il est revenu. L’un est déjà prêt à dévorer la vie tandis que l’autre à encore un pied dans la tombe. Mais chassez le naturel, il revient au galop, quand la situation le nécessitera, les deux répondront présents pour tenter de sauver le monde.

Et après les personnages principaux (aux côtés de tous ceux qui font la richesse de l’univers DC), dressons le décor. Qui est lui aussi double. Tandis qu’Hal Jordan se battra aux côtés des représentants des six autres Lantern corps dans l’espace, Flash lui aura pour mission de repousser les morts sur Terre. Et comme tout ce qui compose notre monde est parfaitement représenté dans ce microcosme qu'est Blackest Night, aux côtés de Barry Allen, le plus Terrien des coureurs, nous ne retrouvons pas la traditionnelle Trinité Batman, Superman et Wonder Woman mais Mera, la femme du défunt Aquaman, qui symbolise le monde aquatique et The Atom, pour tout ce que l’œil ne perçoit pas. Pour le caractère aérien, Hal Jordan s’en charge à merveille même si finalement ses recherches le ramèneront sur Terre.
Et n’oublions pas les émotions humaines réduites au nombre de sept : volonté, peur, rage, amour, espoir, avarice et compassion, car Geoff Johns disait lui-même qu’elles étaient le thème central de l’événement.

Blackest Night est avant tout une restructuration de l’Univers DC, légèrement mis à mal durant toute cette époque moderne, depuis la première crise. C’est l’aboutissement d’un travail d’orfèvre qu’a su mener Geoff Johns depuis son apparition sur la franchise Green Lantern dès son arc Rebirth, où l’on voit donc Hal Jordan redevenir Green Lantern. Il a semé en cinq ans toutes ces graines qui une fois germées nous ont révélées une œuvre d'une grande ampleur : par son histoire de morts qui se lèvent, Blackest Night a redonné vie à la continuité de DC.



Et le résultat est de taille : bien que la série principale ne soit composée que de 8 épisodes, plus un prologue dévoilé lors du Free Comic Book Day de 2009, ce ne sont pas moins de 70 tie-ins qui ont été publiés entre septembre 2009 et juin 2010 car quasiment toutes les séries que distribuait à l'époque DC ont été touchées par l’événement. Dont huit qui étaient même terminées depuis des années mais que l’éditeur a décidé de ressusciter juste pour un épisode. Mais dès demain nous reviendrons en détail sur ce sujet.

Blackest Night est aussi une belle réflexion sur la mort, qui n’est pas propre aux super-héros. Il suffit de voir les réactions de chacun quand ils voient de défunts parents, amis et ennemis réapparaître devant eux pour les tuer. L’éventail des réactions et émotions, car c'est d'elles dont il est question, possibles devant un tel retour inespéré est largement representé : l’incrédulité, le déni, le soulagement, la haine. La mini-série mettant en scène Dick Grayson devenu Batman depuis la mort de Bruce Wayne dans Final crisis et qu’Urban malheureusement ne publiera pas nous offre un bel exemple de ces réactions en posant une question : qu’aurais-je pu faire pour éviter leur mort ? Pour finalement aboutir à la triste conclusion que non seulement sans ces morts qui jonchent les histoires de nos héros préférés, ceux-ci ne seraient pas ce qu’ils sont mais surtout qu’il existe une sommité qui a droit de vie et de mort sur tous les êtres humains et méta-humains. Dans notre monde certains l’appelle Dieu ou autrement selon la religion, tandis que dans l’univers DC il a une identité bien à part qui est révélée à la fin-même de ce premier tome.



Pour en revenir à celui-ci justement, Urban a décidé de publier le strict minimum, c'est-à-dire la première partie de la série principale Blackest Night ainsi que les épisodes inhérents de la série Green Lantern. On regrettera évidemment qu’au moins les mini-séries consacrées à Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, aux Titans et à la JSA n’en fassent pas partie, tout comme ceux de la série Green Lantern corps qui dévoilent ce qu’il se passe sur Oa, la planète des Green Lantern. Mais au moins, l'éditeur nous offre une nouvelle traduction, plus fidèle que celle du précédent, même si le titre Debout les morts en a déjà fait tiquer plus d’un.

Et en guise d’extra, les notes du journal intime de William Hand, alias Black Hand, présentes en back-up dans la série principale en VO et des commentaires de l’équipe à l’origine de ce monument. Et s'il ne faut en citer qu'un parmi eux, c'est évidemment Ivan Reis dont dire que les dessins font un grand honneur aux textes de Geoff Johns serait le plus doux des euphémismes.


Blackest Night est donc un épisode-clé de la continuité DC dans lequel le scénariste Geoff Johns dévoile tout ce qu’il a mis en place depuis cinq ans. A la fois sur Terre et dans l’espace, le monde des super-héros sera bouleversé à jamais car ceux qu’ils croyaient disparus à jamais reviennent les hanter pour en plus tenter de les tuer. Même s’il n’en porte pas le nom et qu’il ne concerne pas le multivers, l’événement s’apparente à une crise car il touche tout l’univers DC.
L’œuvre est aussi une ode à l’âge d’argent des comics car les protagonistes en sortent tout droit, après avoir été ressuscités par Johns. Et au-delà des combats qui s’enchaînent, la série offre une véritable réflexion sur la part d’humanité que détient chaque super-héros. Enfin, pour ceux qui hésiteraient encore, n’oubliez pas qu’après la nuit, aussi sombre soit-elle, vient le jour.


CONCLUSION

Les points forts
- La réédition en librairie
- Les dessins d'Ivan Reis
- La Trinité DC ne sont pas les personnages principaux
Les points faibles
- Peu de tie-ins publiés
- Ne pas avoir attendu la fin des Geoff Johns présente Green Lantern pour publier Blackest Night
COMMENTAIRES (7)
Le 22 Janvier 2013 à 10h56
L'évènement DC immanquable de 2008-2009 ! J'ai pour ma part commencé à m'intéresser à cet univers par cette histoire, qui en plus d'être très sympathique à lire permet d'avoir un aperçu très général de cet univers en faisant revenir des personnages tombés au combat ou dans leur vie de tous les jours, sans jamais négliger une courte mais précise explication. En gros, si vous aimez DC, jetez-vous dessus ! Par contre, ne vous fiez pas à la couverture qui n'est absolument pas représentative de ce récit.
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Le 22 Janvier 2013 à 11h03
J'ai plutôt bien aimé Blackest Night. Il faut dire que les gigantesques combats sont maîtrisés à merveille et rendent des planches splendides. Cependant, il est conseillé comme pour tout cross-over DC de bien connaître l'univers afin de comprendre un maximum des références qui émaillent le titre, sinon cela ne risque d'être pour vous qu'une gigantesque baston décérébrée.
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Le 22 Janvier 2013 à 11h47
L'achat indispensable d'Urban Comics du mois de fevrier. Vous aimez DC ? Vous n'avez pas encore lu Blackest Night ? Et bien allez l'acheter c'est un ordre !
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Le 23 Janvier 2013 à 12h53
L'un des meilleurs crossovers DC de ces dernières années. L'écriture et les dessins jouissent d'un travail très profond et cette histoire montre à Marvel ce qu'il faut faire pour réaliser une bonne histoire et non pas seulement un bon coup commercial.
Attention toutefois car pour apprécier l’œuvre dans sa globalité, il est conseiller d'avoir lu les histoires sur Green Lantern (avant le numéro 43 publié ici donc) réalisés par Geoff Johns et réédités dans la collection Geoff Johns Présente Green Lantern (ou bien publié par Panini à l'époque dans le cadre des DC Universe).
Car oui, malgré ce que pourrait faire croire la cover, le vrai héros de l'event est Green Lantern et ne vous inquiétez pas, cela n'enlève rien à l'oeuvre de sa superbe.
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Le 25 Janvier 2013 à 20h30
Le dernier event de grande qualité chez DC avant son infâme reboot. Geoff Johns le maitrise de main de maître de bout en bout, donnant la part belle à son univers de prédilection des Green Lantern, tout en exposant la superbe de l'univers DC avec l'utilisation de nombreux personnages secondaires qui se retrouvent au centre du récit. Un peu de surenchère sur la fin tout de même mais c'est tellement bon et prenant qu'on ne boude pas son plaisir. Et pour ne rien gâcher Blackest Night nous offre les dessins absolument somptueux d'un Ivan Reis au sommet de son art. Rien que pour ça ça mérite le coup d’œil.

C'est comme toujours un récit très fourni en personnages et références à l'univers DC mais que cela ne vous effraie pas, il y a différents niveaux de lectures et vous trouverez le votre sans trop de difficultés.
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